Accueil Date de création : 13/11/07 Dernière mise à jour : 16/03/10 04:22 / 434 articles publiés
 

Magic 20 Ans!

de magic mushroom à magic – Manic Street Preachers dans le désert  (Magic 20 Ans!) posté le vendredi 12 mars 2010 08:45

Clair. Au sujet des Manics (comme on les appelle tendrement), on en aura tartiné des pages. Interviews, album du mois, compilation. Hommages, référents, citations. Oui. On les a encensés. Souvent. Et sans jamais le regretter.

Reste à lancer notre jeu du week-end : tentez de recenser le nombre de fois qu'on a associé le verbe "mépriser" et le nom "France" à leur sujet. ! A vos marques…

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De magic mushroom à magic – on les a complètement oubliés #1  (Magic 20 Ans!) posté le lundi 08 mars 2010 17:05

Aujourd'hui, la demoiselle (dame) gagne sa croûte en faisant de la photo. Et plutôt bien.

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Avant, c'était différent : The Cure, ou l'art (des faces B) du single.  (Magic 20 Ans!) posté le mercredi 03 mars 2010 18:55


THE CURE

Join The Dots – B-Sides & Rarities
(Fiction/Polydor)

La nostalgie, tout le monde le sait, c’est pas jolie. Une sale maladie, même, l’une des pire qui soient. Que l’on attrape, en plus, au moment où on s’y attend le moins. Et qui appuie là où ça fait mal. Très mal. En ce sens, Join The Dots, pantagruélique coffret de quatre Cd’s regroupant faces B, raretés et une poignée d’inédits, et scellant définitivement la longue collaboration entre The Cure et son label de (presque) toujours, Fiction, est une œuvre d’une dimension traumatisante. Parce qu’elle rappelle aux mélomanes ayant dépassé la trentaine que, oui, à une époque même pas si éloignée que cela, il existait un sésame précieux, attendu avec impatience, sacré Graal de tout fan digne de ce nom. Le single, donc, puisque c’est de lui qu’il s’agit, était souvent le premier signe de l’évolution d’un groupe, l’introduction à son nouvel univers. Il faisait l’objet de toutes les convoitises. À ce titre, les artistes savaient qu’ils ne pouvaient prendre ce format à la légère, qu’ils leur fallaient soigner les compositions. TOUTES les compositions.

Aujourd’hui, dans une industrie qui pleurniche sur son triste sort (la faute à qui ?), ce genre est commercialisé avec un seul et même morceau décliné en remixes plus ou moins indigents réalisés à la va-vite (dans le meilleur des cas, c’est vrai, il y a aussi un instrumental mièvre ou une reprise bâclée), témoignage définitif de la désespérante primauté de la quantité sur la qualité. Un signe des temps. Que Join The Dots illustre malheureusement à merveille. Car ce coffret témoigne de ce processus de dépérissement général. Mais aussi, bien sûr, de l’érosion créative d’un homme, Robert Smith, dont l’inspiration semble s’être éteint à  petit feu, en particulier depuis le début des années 90. Alors, comment ne pas être nostalgique à l’écoute de deux premiers Cd’s gorgés de chansons incroyables, pour lesquelles nombre de formations contemporaines auraient pu tuer père et mère. D’ailleurs, certains titres sont même devenus depuis belle lurette des classiques, ont conquis l’imaginaire d’un public qui a sans doute oublié que l’obsédant 10:15 Saturday Night n’était en 1978 que la “doublure” de Killing An Arab. La tension de l’élastique Plastic Passion, la noirceur du tarabiscoté I’m Cold ou la course effrénée de l’instrumental Another Journey By Train certifient l’ingéniosité d’un groupe rapidement soumis, pourtant, aux secousses telluriques des changements de formations. Les jusqu'au-boutistes seront ravis de retrouver la version originelle de Lament, livrée alors avec le magazine Flexipop, première incursion de Robert Smith dans le monde de l’électronique, avec l’aide du bassiste des Banshees, Steve Severin. Auparavant, Splintered In Her Head, face B de Charlotte Sometimes, laisse augurer des rythmiques martiales de Pornography. La douce mélancolie de Just One Kiss (pour faire la fine bouche, on aurait bien aimé retrouver la version longue), l’évidence pop de The Upstairs Room, puis de Throw Your Foot Away ou The Exploding Boy, compagnon de In Between Days en 1985, résonnent encore comme autant de preuves du soin que The Cure apportait à ces “obscures” compositions. Même à l’époque de l’un de leurs albums les plus discutés – le bigarré Kiss Me Kiss Me Kiss Me – et au plus fort de la fameuse Curemania, Smith & co se permettent toujours le luxe de dissimuler quelques trésors, à l’instar du tourbillonnant A Japanese Dream ou de l’élégiaque A Chain Of Flowers, peut-être l’un de leurs morceaux le plus touchant. Un titre qui, rétrospectivement, peut être même considéré comme le chant du cygne de cette fastueuse période, artistiquement parlant s’entend. Car, ensuite, on sera souvent confronté à des redites des titres phares (que le tempo soit lent ou enlevé), à des remixes paresseux (au hasard, le Dizzy Mix de Just Like Heaven). Mais aussi, et surtout, on se verra infliger des reprises frôlant l’indigence, à commencer par l’horripilant (adjectif collant aussi bien à l’originale qu’à sa relecture) Hello I Love You des Doors, suivi d’une effarante version du Purple Haze de Jimi Hendrix, dont Smith avait pourtant su travestir en 1979 le Foxy Lady en new wave concassée. Sans même parler du ridicule Young Americans, qui doit toujours faire rigoler son géniteur, David Bowie. Et les quelques soubresauts éparpillés ici et là sont comme autant d’arbres cachant la forêt, stigmatisent une irrémédiable descente aux enfers, que The Cure a pourtant fini par endiguer en 2000 avec la sortie d’un album mésestimé, Bloodflowers. À la fois sidérant (la période 1978-1987) et attristant (la suite, sauf rares exceptions, donc), Join The Dots est donc plus important qu’un simple coffret destiné aux fans, il est un document à valeur historique, un cas particulier reflétant à la perfection la lente mais irrémédiable décadence artistique collective. Putain de nostalgie, tiens.

in magic #77

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De magic mushroom à magic : Kings Of Convenience, le coup de foudre absolu  (Magic 20 Ans!) posté le jeudi 25 février 2010 14:26

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Ouh la la. La couve du numéro 47 en jancvier 2001. Le Cd qui allait avec. Les deux garçons avaient enregistré rien que pour nous des versions live et fragiles – dont la fameuse reprise de A-Ha, Manhattan Skyline. La rencontre à Amsterdam dans les frimas de l'hiver 2000, suivie d'un concert sur une péniche devant une poignée de spectateurs – ils avaient joué en rappel, je me souviens très bien, une version dénudée de I'd Rather Dance With You (et j'avais trouvé que c'était un putain de hit).

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de magic mushroom à magic : Suede, on ne Brett qu'aux riches.  (Magic 20 Ans!) posté le jeudi 25 février 2010 12:54

Oué. On dira ce qu'on voudra. Mais il y eut un moment où Suede était un grand groupe. Je veux dire… On ne perd pas un de ses membres fondateurs et principal compositeur en réussissant à s'en remettre sans être doué un tantinet. Sans être doté d'une volonté (ambition ?) démesurée. On n'écrit pas des morceaux comme, genre, So Young, Metal Mickey, To The Birds, The Asphalt World, Killing Of A Flashboy, My Dark Star, Europe Is Our Playground, Trash, voire Everything Will Flow TOTALEMENT par hasard.

On est peut-être d'accord. Sans doute auraient-ils dû jeter l'éponge à la fin des tournées qui ont suivi la parution de Coming Up. Parfois, Brett Anderson en faisait un peu (un peu, hein) trop. Il n'empêche. Suede aura été entre 1992 et 1998 une formation sacrément excitante. Sur disque ET sur scène. En France et ailleurs. Une formation liée à cette publication. Pour le premier article publié dans un magic mushroom (le # 3, peut-être),  juste avant une rencontre "physique" à Nantes en janvier 1993 (il s'agissait d'un concert à l'Olympic lors duquel Suede partageait l'affiche avec Pulp – vous avez dit hip ?!), M. Renaud Monfourny nous avait gentillement et gratuitement passé une photo. Pis, il y eut la couve de magic à la sortie de Coming Up. Et d'autres rencontres – programmées ou fortuites, comme dans les backstage de… Depeche Mode aux USA, en octobre 1993.

Enfin, Suede, quoi. Lorsqu'ils ont débarqué de nulle part au printemps 1992, cétaisacrément excitant. Même si on n'avait jamais été un grand fan des Smiths. Et c'est justement parce qu'ils étaient arrogants qu'on les trouvait chrmants – enfin, parce qu'ils avaient les moyens d'être arrogants. En fait.

PS. Cette série de photomaton a été prise à la sortie de Dog Man Star, sous l'égide du photographe Robin. Et toc.

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