L'éternel retour, le sempiternel, "Encore?" sont les mots qui parcourent l'esprit à l'évocation des reformations en séries. Comment ne pas être lassé des come-backs à répétition de ces légendes (jamais oubliées) s'échinant à détruire l'édifice qu'ils avaient construit à leur propre gloire. Autocélébration de leur importance historique ? "Once again" entre potes ? Quelle peut bien être la véritable raison de ces reformations stériles (enfantant au mieux d'un énième Best Of) qui pullulent dans les festivals à la saison des amours ? Des Pixies (In it for the money) à My Bloody Valentine (In it for anything) en passant par The Jesus And Mary Chain (in it for the honey) ou Led Zeppelin (in it for the show), nos quinquagénaires semblent tous avoir une excellente motivation qui laisse toujours sceptique : Kevin Shields justifiant sa tournée par une compilation de chansons vieilles de plus de 10 ans : c 'est donc ça le tant attendu successeur à Loveless qu'il nous avait promis ? Et que l'on ne nous serve pas le fameux argument sirupeux de l'indéfectible “amour du public” ou celui-ci , le meilleur : “le live c'est la vie! je devais y revenir!”. Considérons simplement des égos surdimensionnés tournant à vide depuis trop longtemps. La meilleure solution pour éviter toute déception / gueule de bois est encore de ne pas goûter de ce mauvais vin et de se s'enivrer à leur fontaine de jouvence : Surfer Rosa, Psychocandy, Isn't Anything ou IV . Quoi que j'en dise, je serai bien évidemment aux premier rang du FIB avec (je l'espère) des étoiles dans les yeux pour écouter MBV ; et vous ?
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