Waouh ! c'est le rédac' chef du
site magicrpm.com, qui est
tombé là-dessus ce matin. Impressionnant… C'était avant
qu'ils imaginent leur histoire de “on avance caché”
(trop d'années après les Residents, par exemple)
et se prennent VRAIMENT pour des robots, mais ces
garçons tout jeunots avaient déjà une discours, une attitude. Et
savaient où ils voulaient aller – comme le prouve cet
excellent reportage un rien désuet (“on a reçu des
fax”).
Ce n'est peut-être pas facile à
saisir aujourd'hui, mais Daft Punk fait grave
partie intégrante de l'histoire de la revue et de son prédécesseur
de fanzine. Pour tout plein de raisons. Parce qu'on connaissait
Darlin' –
imaginez, on allait même aux concerts. Parce qu'on
connaissait le manager de Darlin'. Parce que Daft Punk a signé un
pacte avec le label écossais Soma au domicile même
du créateur de magic mushroom –
Serge, es-tu là ? Parce
que ledit magic mushroom peut se targuer
d'avoir chroniqué (Serge, etc.) le premier maxi, The
New Wave Ep. Parce qu'on a écouté Da'
Funk jusqu'à satitété – et qu'on est même
arrivé à le "mixer" avec Washer de Slint.
Parce qu'en 1995, on a réservé une pleine page à Daft Punk avec un
chouette cliché signé Philippe Lévy. Parce qu'en
décembre de la même année, Eric Pérez les a
superbement immortalisés en pleine action sur la scène de l'Ubu,
lors des Trans-Musicales. Parce qu'en janvier
1997, on les a mis en couve de Magic RPM.
Parce que…
Alors, oui,
cétoutafait vrai et vous avez raison : depuis
Homework, on n'a pas écrit que des
gentillesses sur le groupe et ses albums –
pour rester poli. Vous me direz, tant mieux pour eux : ils n'ont
pas arrêté de cartonner (c'est ça aussi, l'esprit visionnaire de
magic et l'une de nos fameuses magic
touch : plus défend un groupe bec et ongles, plus les
oubliettes pop moderne lui tendent les bras). Il
n'empêche, dès qu'on voit, entend, lit Daft Punk,
il existe toujours comme un petit pincement au cœur.
Toujours.


daftworld
mar 23 fév 2010 11:31