BouDiou,

©Garcia Alix
tout fout le camp. Vraiment. Des semaines, des mois que l'on essaye de faire vivre ce blog et, bon sang, j'ai même pas versé dans la nostalgie espagnole. Je sais, c'est pas facile. Je veux dire, pour vous… Et surtout pour ceux qui sont hermétiques à la langue de Cervantés – perso, je trouve que c'est une langue démente pour la pop, alors… Pourtant, des groupes, des bons, des fascinants, des énervants, il y en a eu un paquet de l'autre côté des Pyrennées. Comme Decíma Victima, un groupe formé à Madrid par deux frères Suédois et deux autochnones, dont le ténébreux chanteur Carlos Entrena. Au début des années 80, le quatuor a sorti deux albums – avec une jolie préférence allant au premier (1982), éponyme, dont est extrait ce Desde El Acantilado (et sorte de Faith en version ibère) – et une poignée de singles en clair-obscur – Tan Lejos, un sommet de new-wave en bichromie – avant de disparaître sans laisser vraiment de traces. Dix ans après cette rupture, en 1995 (ou 96), est sortie une chouette compilation, Resumen, dont la pochette fut signée du très grand Javier Aramburu et des notes écrites par son ami Ibon Errazkin (le cerveau des géniaux Le Mans et Single)
Epilogue. la photo ici présente est donc signée du très grand Alberto García Alix et immortalise au début des eighties la sculpturale Ana Diaz, manageuse d'Alaska + Dinarama, proche du cercle d'Almodovar puis plus tard (en 1998), auteur d'un album solo intrigant sur Elefant records, Satélite 99.