Étienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le jeudi 28 février 2008 18:19

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Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Étienne Greib regarde la Nouvelle Star

Part Ouane

J'en ai jamais vraiment eu quelque chose à foutre de la Nouvelle Star. Non vraiment. J'ai bien dû tomber dessus à l'occasion, des redifs de nuits, pas plus. Mais depuis que j'ai appris que Herr Manœuvre faisait partie des jurés, j'avoue que ça a vraiment commencé à me travailler. Combien de fois ai-je lu « l'enfant du rock », sa formidable autobiographie parue au mitan des années quatre-vingt ? Je ne saurais tout bonnement pas le dire moi-même. Alors je tiens d'ores et déjà à préciser que même si je vais passer une bonne partie de ce blog à faire semblant de me foutre de sa gueule, sachez que j'ai un respect infini pour cet homme sans qui nous, et quelques autres, ne serions RIEN.
Et que j'ai pour lui une vraie affection, malgré tout le rire méchant et vraisemblablement envieux que m'inspire les petits qu'il défend depuis déjà quelques saisons. Sauf les Shades, qui sont vraiment des petits sympas.
Parce que ce qui fait la grandeur du personnage c'est cette absence totale de prétention, aucun sens de son propre ridicule, une énergie incomparable, un rapport humain et décomplexé au hévi métol, un vrai enthousiasme, parfois contagieux, et surtout à la télévision.
Car moi aussi j'ai eu 16 ans, et déjà Philou s'adressait à nous :
-    Hey les kids, spécialement pour vous, The Primitives ! Yeaah ! ».
Et la blonde et les trois sous Shop Assistants de nous faire en live (yeaah !) un somptueux « Crash », petit tube mineur d'alors qu'on souhaite un jour aux Plastiscines. Qui sont des filles charmantes, par ailleurs.

Le seul intérêt de ce programme, à priori, c'est donc que Phil MAD' Manœuvre revienne dans le poste, plus ou moins à contre-emploi, et à une heure de grande écoute en prime.

Mais revenons à nos agneaux bêlants. Pour la première, j'avais décidé que ce serait bien de mater ça avec le club des Pouffita's, des filles au taquet n'ignorant rien des arcanes de la compétition et allant même jusqu'à avouer dans de grands moments de désoeuvrement, le visionnage de la StarAc'. Mais Pouffita 1ère étant indisponible et Pouffita seconde ayant un semblant de bon prétexte valable (la rétrospective Resnais à Beaubourg) pour décliner, ça sent la terrine de lapereau et je m'apprête à passer une soirée quasiment pourrie.
C'est alors que, tels les rois mages débarquent au Popin, où vous n'êtes pas sans l'ignorer, j'ai mes habitudes (surtout le jeudi à l'heure du Picon-bière) une chouette bande de pizzas turques sous la forme des permanents de Magic. Estelle Chardac, touffe poussin, divine comme à son habitude, Jeff le stagiaire permanent avec la nouvelle stagiaire, David notre skater de graphiste, Maribel, qui fait les chèques et que je bénis au moins six fois l'an, et notre Christophe Basterra national, fort gaillard comme à son habitude lorsqu'il ne pouponne pas. La raison de leur présence matinale en ces lieux : se chauffer avant de se rendre à la fête pour le lancement de la compil de reprises de Daho, concoctée par notre sémillant Franck Vergeade. Et qui, un bonheur n'arrivant jamais seul, se tient à moins d'un pâté de maison de mon domicile. Au moins, ma première partie de soirée est sauvée. Une deuxième pinte de Picon plus tard, nous nous dirigeons dans ces très classe lieux de perdition (une galerie d'art) où nous nous gaussons entre gens du milieu tout en optant raisonnablement pour d'autres bières vu, ce que mon bon camarade Julien Welter m'a laissé entendre d'un air non moins entendu, l'âpreté des cépages proposés...
Mais foutre, il est déjà 21 h 30 et je suis en train de louper le début de l'émission du siècle, je subtilise une paire d'Heineken tièdes (alors qu'il y a des Carlsberg glacées mais que la distribution s'en avère être des plus parcimonieuses), croise Marco Dos Santos et monte fissa mes cinq étages avec une agilité de lynx dont je ne me croyais plus capable.
J'ordonne aussitôt à Putanella, ma coloc et à son mec (qui a pris une première série de notes en cette occasion et je l'en remercie mais vu qu'il travaille pour un mag'télé très connu, je ne peux décemment pas dévoiler son identité) de zapper sur M6, on me tend une cigarette qui fait rire, la soirée peut véritablement commencer.
À ce stade de la compétition, j'avoue que je me suis fait la redif' du samedi aprème puisque j'avais loupé le début, mais la première partie des sélections se déroulant dans la région PACA, et mis à part la première véritable saillie du Man devant un candidat reprenant Tool,
-Arriver à faire swinguer du Tool, c'est CARREMENT invraisemblable !
Je n'en dirai rien par pudeur.
En revanche la deuxième partie se déroule à Strasbourg, ville où j'ai vu le jour et que je connais bien pour m'y être essentiellement fait chier pendant 25 ans.
Le Man exulte :
-    Strasbourg, c'est LA ville Rock !
On voit bien qu'il n'y a pas grandi.
Pour la petite histoire, Strabourg est une ville tellement rock que The Cure y a violemment splitté à l'issue de la tournée Pornography et que Mark Eitzel y a également sabordé temporairement American Music Club.
Bref, pour la mythologie rock tu repasseras, mon con. *
On suit donc Philou et Sinclair dans leurs prétendues pérégrinations nocturnes, ils vont à un super concert Rock au Zanzibar (où j'ai effectivement vu un concert mémorable des Fatals). Chaude ambiance, Sinclair allant jusqu'à jammer avec le groupe local (des copains de mon petit frère). En fait la séquence a été tournée dans l'après-midi et la plupart des participants auraient été rémunérés par la prod' mais bon, on s'en quiche, l'illusion est parfaite.

Passons aux candidats, on s'attendait à du LOURD, on va se payer DE LA FONTE EN BARRE, ouais.
Cédric, de Colmar a l'embonpoint caractéristique du bon local. Bon garçon, il s'avance tout sourire, à côté Cauet c'est Terence Stamp et…
…Et qu'est ce qu'il va nous chanter Mongolito ?
-    (Avec une pointe d'accent) Still Loving You des Scorpions.

Pété de rire, j'exulte et me retiens de ne pas vous faire un exposé succinct sur la véritable religion que constitue ce célèbre orchestre de roche dure d'outre-Rhin en alsace (le culte dit « du Shenker » y reste particulièrement vivace, notamment en milieu rural) surtout connu pour ses slows impayables, dont celui-là. On sent d'emblée qu'il a dû longtemps hésiter entre celui-là donc, et « wind of change », le célèbre morceau sur l'espoir de l'ouverture du mur de la chute du Communisme, mais dès qu'il ouvre la bouche, le Caruso haut-rhinois, il est clair qu'Antony, avec ou sans ses Johnsons, peut prendre sa retraite.
Man est sur le cul :
-En fermant les yeux j'ai cru REELEMENT entendre Klaus Meine…
Et Dédé Manoukian d'embrayer sur… Meat Loaf !

Holymotherfuckin'shit, On a déjà gagné sa soirée.

Philou, magnanime :
-Oh non t'es salaud hé, il est quand même pas aussi gros !
LOL

Lio (avec qui j'entretiens un très fort lien affectif adolescent aussi, mais la place nous manque, je vous expliquerais une autre fois), Lio donc, d'instinct, a tout de suite saisi que Perlimpinpin a un potentiel de malade, de quoi faire chavirer la QueerNation d'Hagondange à Mittelhausbergen. Et s'emballe, cite carrément Freddie Mercury, parle de slips en cuir. N'en jetez plus, Cédric est pris, nous refait un falsetto sur « still loving yooooouuuuu » et déclare :
-Pour le slip en cuir Lio, je te prends au mot (homo, t'as pigé maintenant ?) et ça, au montage, ils le font passer non pas une mais bien DEUX fois. Ce qui prouve une fois de plus l'homophobie crasse et à peine larvée de cette chaîne de droite.

Arrive Cindy 1, petite brunasse bonnasse de Kingersheim. Drôlesse en diable, on a de suite envie de lui faire des friponneries. Manœuvre est chaud :
-Alors Cindy ? Tu vas nous faire péter le stayeule (style) sur quoi ?
Cindy, emporte le morceau tout comme Arnaud, travailleur social qui nous beugle du Cali, massacre allègrement Amazing Grace et finis par convaincre sur une de ses compos, où il a au moins le mérite de nous montrer qu'il possède, outre de la compassion pour son prochain et un jeu de guitare à chier, un bon dictionnaire de rimes.

Et c'est là qu'arrive LA star de la soirée
Cindy 2 : La Mission.
Cindy Sanders, esthéticienne à l'Hôpital, petit bourg Lorrain où elle est apparemment déjà une bonne vedette. Pour vous la faire courte des Cindy, il y en a au moins deux par bled dans ces régions reculées où le culte du Shenker est encore une loi. Cindy est au jambon à l'os ce que le calamar est à l'encornet. Un truc différent quoi. Mais la Sanders, malgré son teint de moule pas fraîche, Dieu, sa mère et son fiancé lui ont donné la PUTAIN de grosse foi. Elle a beau ressembler à José Garcia à l'époque où il se grimait en Cindy Crawford pour faire le zouave avec De Caunes (véridique), elle a un PUTAIN de melon. Du jamais vu.
Citation :
-On me dit souvent que j'ai exactement la même voix que Céline Dion mais bon faut que les choses soient claires. Céline Dion c'est Céline Dion, Cindy c'est Cindy.
On croit rêver.
La Castafiore des favelas de la Sarre va faire chou blanc.
Et c'est le massacre annoncé.
Dédé :
-Je voudrais juste que vous arrêtiez de chanter
Mad, grandiose :
-Vous chantez comme au XXe siècle !
Mais elle s'accroche, Porcelina, elle lâche pas l'affaire :
-Mais prenez- moi ! je veux apprendre !
Comme si depuis quinze ans qu'elle brame dans les commisses agricoles, elle avait encore quelque chose à apprendre…

Comme diraient la voix off et Kevin Moulback en chœur :
-    Pour Cindy, c'est une énorme déception.

Depuis, on a appris que Cindy avait déjà fait refaire sa maison grâce à M6 Déco.
Je ne suis pas le seul à la soupçonner d'être une dangereuse situationniste.
À la semaine prochaine, les kids….

* Cela dit Chalons en Champagne ne doit pas être très rock non plus.

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Tous les commentaires liés à l'article : Étienne Greib regarde la Nouvelle Star

  • Bastoche a posté :lundi 03 mars 2008 11:39

    Ah tu vois ce que je te disais.
    Au bouquin bleu, maintenant.
  • molokostrass a posté :dimanche 02 mars 2008 19:53

    merci
    je me suis etouffée de rire avec mon verre de rouge prepopin , c'est malin

    quelle merveille manoeuvre quand meme

    x
  • DESMONT David a posté :samedi 01 mars 2008 22:16

    Salut, Etienne, j'voudrais juste savoir ce que tu as pensé à chaud du deuxième gars sélectionné (avec une coupe improbable), pas celui qui a changé Maynard James Keenan en Shawn Lee (enfin euh... dans l'intention, quoi !), mais celui d'avant... Optes-tu pour l'imposture ou penches-tu pour une possibilité d'avoir espoir en un jeune fan de Nick Drake dont le potentiel reste à exploiter ? Pour ma part, j'me tais, j'attends de voir... Allez, j'dois y aller, une Chimay Bleu m'attend ! A ta santé... Cordialement, David.

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