Etienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le jeudi 06 mars 2008 11:18

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Etienne Greib regarde la Nouvelle Star

Part Tou

 

Après cette première émission, haute en couleur et riche en citations déjà légendaires, je me souviens de m'être avachi devant un soporifique débat sur l'art et la pornographie qui ne pouvait être que le fait d'une célèbre chaîne franco-culturelle allemande. Au milieu d'Isabelle Giordano, toujours aussi cute, mais n'en menant pas large et d'un photographe nommé Dahmane qui prenait des mines, disons, préoccupantes, trônait là, bien solitaire, une sublime Coralie Trinh Thi qui ne demandait qu'à dire des choses intelligentes et excitantes. Mais vu qu'on était sur Arte, ce n'était pas possible. Coralie Trinh Thi collabore régulièrement à Rock & Folk, elle y a d'ailleurs récemment publié une fantastique interview de Nick Cave dont je vous recommande la lecture. Bref, Coralie, en plus d'une certaine ressemblance avec quelqu'un que j'aime beaucoup, a toute sa place dans le Jury de la Nouvelle Star. Et là je me suis posé la question :
Elle pourrait pas remplacer Sinclair, Coralie ? Ou Virginie Efira ? Ou les deux ? Ah oui, puisqu'on l'a appris entre temps par voie de presse, la belgue et le grooveur fou se feraient. Je dis bien, se feraient, au conditionnel, parce qu'au vu des photos on voit surtout qu'ils se font des poutous, et que si moi je devais me faire avec toutes les filles qui me font des poutous, j'aurais non seulement un agenda de ministre mais aussi une vie sexuelle. Alors que pas.

Retour sur la deuxième partie des présélections avec Paris et Lyon, le Pouffita's Club encore à l'ouest, je me regarde ça tout seul. On ne peut décidément pas faire confiance aux filles. Après une prestation ultime de Sébastien Tellier chez Denisot (Tellier ferait un excellent juré pour l'an prochain, je vous le garantis…), Yann Barthès revient dans son Petit Journal People sur le cas Cindy Sander, dont la notoriété depuis sa trop injuste éviction de la semaine dernière, est montée en flèche. Cindy Sander au Galaxie d'Amnéville, c'est pour bientôt.
On retrouve notre Manœuvre vêtu d'un très chic t-shirt Led Zeppelin, qui entre nous soit dit même si ce n'est pas confirmé honoreront probablement le Stade de France du marteau des dieux à l'automne.*

Première candidate, une métisse trop bonne du nom de “Shen”, qui nous sort un pataquès infâme, genre Jazz Vocal pénible, ça sent les cours de chant à domicile, le travail sur la respiration, le diaphragme et la gestion du soi et c'est juste NAZE.
Sinclair est comme frappé par la foudre :
-    Moi, j'ai vu Prince arriver…
Manœuvre acquiesce, ça sent ce que les spécialistes du ballon rond appellent “le ventre mou du championnat”, et si c'est une indication de ce qui nous attend, on va se faire chier velu. Alors qu'il aurait déjà pu, notre Man, se permettre un calembour facile en accolant simplement le mot COOL au prénom de la candidate, ce qui aurait fait Kool Shen, que je sens toutefois moyen dans le jury l'an prochain.
Manœuvre ose une pointe d'humour en galèjant Sinclair :
-Au niveau Groove, tu as des bottes en ciment.
LOL

Suit un faux Polnareff avec sa maman qui l'encourage et tout, la tendance au grand portnawak se confirme…
Anna, une black qui a déjà du métier, confirme elle aussi que la mère-célibataire sera cette année une tendance lourde. Tout le monde est conquis sauf notre Philou qui lâche un magnifique :
-Disons que ça n'a pas été tragique.
Mais ne se prive pas de regarder lourdement le bassin de la mousmée quand celle-ci quitte le plateau, son diplôme en poche.
Manœuvre appelle Lio par son vrai prénom, Wanda, ce qui donne à l'ensemble un petit coté collégial, que n'aurait pas renié Philippe Bouvard.
Arrive Scotch Britt', elle n'a que 18 ans, mais on lui sent déjà une longue carrière de coquine, portes cochères et tout. D'ailleurs c'est la rigolote de service, avec ses couettes et sa tenue d'écolière, elle va nous faire Britney Spears. En muet. On reste dans le n'importe quoi, le jury lui répond donc que c'est non. En muet. Ce qui vaudra à Kevin Moulbak, cette phrase d'anthologie :
-Lio est un hommage permanent au cinéma expressionniste Allemand.
Merci Kevin, tu as le mérite de mettre rapidement ton blog en ligne alors que je suis encore ce bon précepte de Kevin Shields :
“toujours remettre au mois prochain ce tu devais faire il y a quinze jours”. Ce qui m'a d'ailleurs valu récemment une saine confrontation avec ma banquière, croisement gorgonesque entre Cindy Sander et Marine Le Pen. On n'en sort pas.
Un contingent d'adeptes de la Tecktonik se fait rembarrer :
-    Ouais, t'es un peu le livreur de pizzas de la chanson.

Nous aurons aussi à subir Aude, une Tanita Tikaram plus vraie que nature et ma consternation s'installe alors que déboule Thomas de Nancy, qui a dû manquer la présélection de Strasbourg et qui peut remercier le TGV Est. Il nous lamine le jury avec sa version Bossa bâtarde du Seven Nation Army des White Stripes, lui c'est sûr, on va le revoir.
Lio n'en peut plus :
- Ils tuent les gamins, c'est improbable, j'ai jamais vu ça !

Elle va vite déchanter avec Michael, qui a un bon look de rocker H&M et qui va nous faire du… Pantera ? Du Von Bondies ? Du Libertines, peut-être ? Non, du Claude François. C'est volontairement bâclé et c'est sur un tonitruant :
- Vous chantez pas assez avec votre Anus
d'un Dédé Manoukian en grande forme, qu'il se fait virer comme un malpropre. Bien fait.

Agnès arrive et je pense à Neil Young.
“Welfare mothers makes better lovers”
…Pfff ! Encore une mère-célibataire qui est venue avec Benjamin son mignonnet fils de onze ans, dans le but avoué d'amadouer nos quatre z'amis. Il faut dire qu'elle n'est pas aidée, la pauvre Agnès, à 32 ans elle est téléopératrice, elle n'est pas vraiment belle et dans toute sa vie de peine, à part son petit Benjamin qui croit en elle dur comme la mort, il n'y a que la chanson pour tenir le coup. Comme avec Cindy Sander, la Nouvelle Star, l'air de rien, se fout ouvertement des petites gens, et se transforme, l'air de rien, en une succursale involontaire de Strip Tease. Quant à moi, c'est tout aussi dramatique, je n'ai PLUS UNE GOUTTE de Whisky.
Et c'est loin d'être gagné pour Agnès, le suspense atteint son paroxysme lors de la pause publicitaire. Et là je me dis que si elle perd, son petit, animé d'un esprit de vengeance bien légitime fera un groupe de deathcore ultime dès qu'il aura des poils, ce qui ne devrait pas tarder. Mais non, zobi, Agnès est finalement sélectionnée ! Ouais ! Pitou est tout content, hein qu'il est content le Pitou à sa maman et du coup il va nous chanter, aussi, Pitou. Et qu'est ce qu'il chante Pitou ? Du James Blunt ! Une claque et au lit sans manger.

C'est pas pour dire mais on commence VRAIMENT à se faire chier.

Heureusement qu'arrive Christophe, 31 ans, prof d'Anglais à Beauvais. Encore un futur père de famille. Il asseoit sa crédibilité Rock en citant Roy Orbison (mazette !) et John Lennon (mouais…). Christophe aurait eu un passé douteux et… sulfureux. Les affres de la toxicomanie passive en province, vous disais-je. D'ailleurs Beauvais et Bogota ne commencent-elles pas par la même lettre ? Et lui n'a pas eu le culte du Shenker pour y croire et s'en sortir. Non, il a trouvé l'amour avec une jolie coiffeuse, le veinard. Donc, bien détendu du gland, notre Chris barbu à lunettes et frange réglementaire arrive sur le plateau. Hilare, Philou tente de le déstabiliser d'entrée de jeu :
- Bonjour Sean Lennon !
Mais ne s'en laisse pas conter et attaque direct sur une reprise de Brel, Port Of Amsterdam, façon Bowie. On sent qu'il a au moins deux cent Cd chez lui, voire même un petit peu plus et Lio mouille déjà. Mais attends que vois-je ? Je ne rêve pas PUTAIN DE MOINE: le salopard a un ticheurte Daniel Johnston !!!!! Le génie fou dont je fus l'un des premiers thuriféraires en ces contrées. Car oui, jeunes lecteurs et lectrices, j'insiste : il y a plus de génie et d'humanité dans un simple refrain de Danny que dans toute l'intégrale de Radiohead. Et comme me le faisait remarquer mon ami dont je ne puis dévoiler l'identité puisqu'il travaille dans un mag' TV très connu et qui a eu au cours de la semaine, l'immense privilège d'interviewer the Man en personne:
- T'imagines si Daniel Johnston se pointait à la Nouvelle Star ?
Là aussi je pose la question.
Christophe sait-il qui est Daniel Johnston ou as t'il mis ce ticheurte pour faire comme Kurt Cobain ou parce qu'il trouvait les dessins jolis?
Il conclut d'emballer tout le monde avec Be My Baby des Ronettes…
Dédé, complètement hors propos :
- Je suis pour le rivayeuveul (revival) du Folk.
Et notre Man, complice :
- Et Moi je vais te dire un truc, j'aime bien ton t-shirt, je te mets oui aussi.
Et là je repose une question. Mon cher Philippe, si vous lisez ce blog, répondez-moi, seriez-vous le fan de Daniel Johnston le plus discret au monde ? Dans ce cas seulement je comprendrais mieux pourquoi vous n'en avez que rarement parlé dans votre glorieux illustré. Et n'hésiterais pas un instant à vous traiter publiquement de canaille.

Entre temps on est passé à Lyon où Nelly, jolie coiffeuse d'origine asiatique a du mal à convaincre le Man:
- Les chanteuses doivent rester chanteuses, les coiffeuses doivent rester coiffeuses.
Ni Sinclair :
- C'est pas des cours qu'il faut là, c'est de la rééducation.
Vous noterez la fine allusion au régime de Pol Pot, toujours le mot pour rire le Sinclair.
Lio, définitive :
- Tu n'es pas une chanteuse.

La jeune Margaux a beau travailler avec des gamins et être coaché par son père, artiste peintre au talent discutable, elle est très loin d'être jolie. En plus dans sa salle de répète il y a un poster de Mel Gibson dans Braveheart. Et malgré ça elle se dit d'une sensibilité “rock”. on atteint les limites du supportable quand elle s'attaque à un morceau super rock, des Buzzcocks ? Non, de Witheuney Hioustonne. Putain !
Lio, tout sourire mais vaguement condescendante :
- Vous êtes encore très Hello Kitty hein ?
Dédé frise une fois de plus le génie :
- Encore une chanteuse de cure thermale.
Par on ne sait quel miracle, Margaux repart avec son diplôme, mais comme le Caruso haut-Rhinois de la semaine dernière et comme cette pauvre Agnès, elle va en chier à Baltard.

Grand moment avec Cédric, beau gosse qui a effectivement l'air de descendre de son yacht et qui est venu avec la Céline de la semaine dernière, encore une mère-célibataire. Je ne sais plus ce qu'il chante mais c'est un véritable plébiscite. Philou ose la tempérance :
-    Sinon quoi d'autre pour Lancelot Du Lac là ?
LA phrase de la soirée, merci Man.

Toujours dans le (très) pénible on continue avec Katie, joufflue américaine, assistante d'anglais, un véritable OH MY GOSH ! de cliché ambulant. Katie est vraiment grosse, pas pouffette, pas bien en chair, non. Juste GROSSE. Elle génocide Call Me de Blondie. Le Mad nous pète un boulon, hurle :
- Ça ne va pas DU TOUT !
C'est vrai qu'on est très très loin de mon excellente amie Beth Ditto.
Je loupe la suite des délibérations parce que OH MY GOSH ! Julie Merle m'appelle pour aller boire des coups et quand je reviens ils l'ont quand même prise. Ce n'est décidément pas une grande soirée de télévision.

Ils ont gardé le meilleur pour la fin avec Anaïs qui a un petit air de Kimya Dawson, autre de mes amies qui coule aujourd'hui des jours heureux grâce aux substantielles royautés que lui ont rapporté la B.O. du Film Juno, que je n'ai toujours pas vu.
Dédé :
- Alors elle je suis sûr qu'elle n'est pas coiffeuse.

Anaïs part très mal en chantant Gregory Lemarchal. Je ne résiste pas au plaisir de vous en lâcher une petite en cette occasion.
Monsieur et Madame Lemarchal est mort mais on s'en fout
Ont un fils.
Gregory.
Merci bien.

Anaïs y croit encore, beugle With Or Without You de U2 et terrasse notre Wanda des familles :
- J'en ai marre ! j'arrête de chanter !
Anaïs va à Baltard et moi je vais boire un verre avec Julie Merle.
Vive la France. Et ta mère en Panty.
Dès le lendemain, après un concert un poil décevant des naziZ Top (QOTSA), Étienne, des Shades nous fera, devant Le Motel, une imitation en tout point parfaite de Philippe Manœuvre, mais c'est une autre histoire. Dans Le Parisien du dimanche, beau portrait du Man toujours, avec cette formidable phrase en exergue :
- Je suis habillé pareil depuis 30 ans.
Une pensée pour André Lamy…
À la semaine prochaine, en espérant mieux que cette soirée un peu fade, les kids…

*Avec Cindy Sander en première partie ?

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Étienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le jeudi 28 février 2008 18:19

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Part Ouane

J'en ai jamais vraiment eu quelque chose à foutre de la Nouvelle Star. Non vraiment. J'ai bien dû tomber dessus à l'occasion, des redifs de nuits, pas plus. Mais depuis que j'ai appris que Herr Manœuvre faisait partie des jurés, j'avoue que ça a vraiment commencé à me travailler. Combien de fois ai-je lu « l'enfant du rock », sa formidable autobiographie parue au mitan des années quatre-vingt ? Je ne saurais tout bonnement pas le dire moi-même. Alors je tiens d'ores et déjà à préciser que même si je vais passer une bonne partie de ce blog à faire semblant de me foutre de sa gueule, sachez que j'ai un respect infini pour cet homme sans qui nous, et quelques autres, ne serions RIEN.
Et que j'ai pour lui une vraie affection, malgré tout le rire méchant et vraisemblablement envieux que m'inspire les petits qu'il défend depuis déjà quelques saisons. Sauf les Shades, qui sont vraiment des petits sympas.
Parce que ce qui fait la grandeur du personnage c'est cette absence totale de prétention, aucun sens de son propre ridicule, une énergie incomparable, un rapport humain et décomplexé au hévi métol, un vrai enthousiasme, parfois contagieux, et surtout à la télévision.
Car moi aussi j'ai eu 16 ans, et déjà Philou s'adressait à nous :
-    Hey les kids, spécialement pour vous, The Primitives ! Yeaah ! ».
Et la blonde et les trois sous Shop Assistants de nous faire en live (yeaah !) un somptueux « Crash », petit tube mineur d'alors qu'on souhaite un jour aux Plastiscines. Qui sont des filles charmantes, par ailleurs.

Le seul intérêt de ce programme, à priori, c'est donc que Phil MAD' Manœuvre revienne dans le poste, plus ou moins à contre-emploi, et à une heure de grande écoute en prime.

Mais revenons à nos agneaux bêlants. Pour la première, j'avais décidé que ce serait bien de mater ça avec le club des Pouffita's, des filles au taquet n'ignorant rien des arcanes de la compétition et allant même jusqu'à avouer dans de grands moments de désoeuvrement, le visionnage de la StarAc'. Mais Pouffita 1ère étant indisponible et Pouffita seconde ayant un semblant de bon prétexte valable (la rétrospective Resnais à Beaubourg) pour décliner, ça sent la terrine de lapereau et je m'apprête à passer une soirée quasiment pourrie.
C'est alors que, tels les rois mages débarquent au Popin, où vous n'êtes pas sans l'ignorer, j'ai mes habitudes (surtout le jeudi à l'heure du Picon-bière) une chouette bande de pizzas turques sous la forme des permanents de Magic. Estelle Chardac, touffe poussin, divine comme à son habitude, Jeff le stagiaire permanent avec la nouvelle stagiaire, David notre skater de graphiste, Maribel, qui fait les chèques et que je bénis au moins six fois l'an, et notre Christophe Basterra national, fort gaillard comme à son habitude lorsqu'il ne pouponne pas. La raison de leur présence matinale en ces lieux : se chauffer avant de se rendre à la fête pour le lancement de la compil de reprises de Daho, concoctée par notre sémillant Franck Vergeade. Et qui, un bonheur n'arrivant jamais seul, se tient à moins d'un pâté de maison de mon domicile. Au moins, ma première partie de soirée est sauvée. Une deuxième pinte de Picon plus tard, nous nous dirigeons dans ces très classe lieux de perdition (une galerie d'art) où nous nous gaussons entre gens du milieu tout en optant raisonnablement pour d'autres bières vu, ce que mon bon camarade Julien Welter m'a laissé entendre d'un air non moins entendu, l'âpreté des cépages proposés...
Mais foutre, il est déjà 21 h 30 et je suis en train de louper le début de l'émission du siècle, je subtilise une paire d'Heineken tièdes (alors qu'il y a des Carlsberg glacées mais que la distribution s'en avère être des plus parcimonieuses), croise Marco Dos Santos et monte fissa mes cinq étages avec une agilité de lynx dont je ne me croyais plus capable.
J'ordonne aussitôt à Putanella, ma coloc et à son mec (qui a pris une première série de notes en cette occasion et je l'en remercie mais vu qu'il travaille pour un mag'télé très connu, je ne peux décemment pas dévoiler son identité) de zapper sur M6, on me tend une cigarette qui fait rire, la soirée peut véritablement commencer.
À ce stade de la compétition, j'avoue que je me suis fait la redif' du samedi aprème puisque j'avais loupé le début, mais la première partie des sélections se déroulant dans la région PACA, et mis à part la première véritable saillie du Man devant un candidat reprenant Tool,
-Arriver à faire swinguer du Tool, c'est CARREMENT invraisemblable !
Je n'en dirai rien par pudeur.
En revanche la deuxième partie se déroule à Strasbourg, ville où j'ai vu le jour et que je connais bien pour m'y être essentiellement fait chier pendant 25 ans.
Le Man exulte :
-    Strasbourg, c'est LA ville Rock !
On voit bien qu'il n'y a pas grandi.
Pour la petite histoire, Strabourg est une ville tellement rock que The Cure y a violemment splitté à l'issue de la tournée Pornography et que Mark Eitzel y a également sabordé temporairement American Music Club.
Bref, pour la mythologie rock tu repasseras, mon con. *
On suit donc Philou et Sinclair dans leurs prétendues pérégrinations nocturnes, ils vont à un super concert Rock au Zanzibar (où j'ai effectivement vu un concert mémorable des Fatals). Chaude ambiance, Sinclair allant jusqu'à jammer avec le groupe local (des copains de mon petit frère). En fait la séquence a été tournée dans l'après-midi et la plupart des participants auraient été rémunérés par la prod' mais bon, on s'en quiche, l'illusion est parfaite.

Passons aux candidats, on s'attendait à du LOURD, on va se payer DE LA FONTE EN BARRE, ouais.
Cédric, de Colmar a l'embonpoint caractéristique du bon local. Bon garçon, il s'avance tout sourire, à côté Cauet c'est Terence Stamp et…
…Et qu'est ce qu'il va nous chanter Mongolito ?
-    (Avec une pointe d'accent) Still Loving You des Scorpions.

Pété de rire, j'exulte et me retiens de ne pas vous faire un exposé succinct sur la véritable religion que constitue ce célèbre orchestre de roche dure d'outre-Rhin en alsace (le culte dit « du Shenker » y reste particulièrement vivace, notamment en milieu rural) surtout connu pour ses slows impayables, dont celui-là. On sent d'emblée qu'il a dû longtemps hésiter entre celui-là donc, et « wind of change », le célèbre morceau sur l'espoir de l'ouverture du mur de la chute du Communisme, mais dès qu'il ouvre la bouche, le Caruso haut-rhinois, il est clair qu'Antony, avec ou sans ses Johnsons, peut prendre sa retraite.
Man est sur le cul :
-En fermant les yeux j'ai cru REELEMENT entendre Klaus Meine…
Et Dédé Manoukian d'embrayer sur… Meat Loaf !

Holymotherfuckin'shit, On a déjà gagné sa soirée.

Philou, magnanime :
-Oh non t'es salaud hé, il est quand même pas aussi gros !
LOL

Lio (avec qui j'entretiens un très fort lien affectif adolescent aussi, mais la place nous manque, je vous expliquerais une autre fois), Lio donc, d'instinct, a tout de suite saisi que Perlimpinpin a un potentiel de malade, de quoi faire chavirer la QueerNation d'Hagondange à Mittelhausbergen. Et s'emballe, cite carrément Freddie Mercury, parle de slips en cuir. N'en jetez plus, Cédric est pris, nous refait un falsetto sur « still loving yooooouuuuu » et déclare :
-Pour le slip en cuir Lio, je te prends au mot (homo, t'as pigé maintenant ?) et ça, au montage, ils le font passer non pas une mais bien DEUX fois. Ce qui prouve une fois de plus l'homophobie crasse et à peine larvée de cette chaîne de droite.

Arrive Cindy 1, petite brunasse bonnasse de Kingersheim. Drôlesse en diable, on a de suite envie de lui faire des friponneries. Manœuvre est chaud :
-Alors Cindy ? Tu vas nous faire péter le stayeule (style) sur quoi ?
Cindy, emporte le morceau tout comme Arnaud, travailleur social qui nous beugle du Cali, massacre allègrement Amazing Grace et finis par convaincre sur une de ses compos, où il a au moins le mérite de nous montrer qu'il possède, outre de la compassion pour son prochain et un jeu de guitare à chier, un bon dictionnaire de rimes.

Et c'est là qu'arrive LA star de la soirée
Cindy 2 : La Mission.
Cindy Sanders, esthéticienne à l'Hôpital, petit bourg Lorrain où elle est apparemment déjà une bonne vedette. Pour vous la faire courte des Cindy, il y en a au moins deux par bled dans ces régions reculées où le culte du Shenker est encore une loi. Cindy est au jambon à l'os ce que le calamar est à l'encornet. Un truc différent quoi. Mais la Sanders, malgré son teint de moule pas fraîche, Dieu, sa mère et son fiancé lui ont donné la PUTAIN de grosse foi. Elle a beau ressembler à José Garcia à l'époque où il se grimait en Cindy Crawford pour faire le zouave avec De Caunes (véridique), elle a un PUTAIN de melon. Du jamais vu.
Citation :
-On me dit souvent que j'ai exactement la même voix que Céline Dion mais bon faut que les choses soient claires. Céline Dion c'est Céline Dion, Cindy c'est Cindy.
On croit rêver.
La Castafiore des favelas de la Sarre va faire chou blanc.
Et c'est le massacre annoncé.
Dédé :
-Je voudrais juste que vous arrêtiez de chanter
Mad, grandiose :
-Vous chantez comme au XXe siècle !
Mais elle s'accroche, Porcelina, elle lâche pas l'affaire :
-Mais prenez- moi ! je veux apprendre !
Comme si depuis quinze ans qu'elle brame dans les commisses agricoles, elle avait encore quelque chose à apprendre…

Comme diraient la voix off et Kevin Moulback en chœur :
-    Pour Cindy, c'est une énorme déception.

Depuis, on a appris que Cindy avait déjà fait refaire sa maison grâce à M6 Déco.
Je ne suis pas le seul à la soupçonner d'être une dangereuse situationniste.
À la semaine prochaine, les kids….

* Cela dit Chalons en Champagne ne doit pas être très rock non plus.

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Dance to the underground  posté le mardi 12 février 2008 16:06

Voilà, ils s'appellent New Order, elle s'appelle Caroline et... enfin, voilà quoi :


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Sans Pile Session de The Agency  posté le vendredi 08 février 2008 21:06

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Sans Pile Session de The Agency

Ce mercredi 13 février, les Français de The Agency, auteurs d'un récent et brillant Platforms Ep, inaugureront notre série Sans Piles Session. Soit un concert acoustique donné en petit comité au Truskel, célèbre antre parisienne entièrement dévouée à la musique indie. Magicrpm.com invite donc ses plus fidèles visiteurs parisiens à nous rejoindre dès 18h30 pour assister à cette première fois. Les absents devront patienter pour découvrir sur notre site le résultat filmé de cette performance débranchée, accompagnée d'une interview du groupe.

Pour découvrir la pop urgente du trio The Agency, rendez-vous ici.

> Sans Piles Session de The Agency, le mercredi 13 février à 18h30
> Truskel, 10-12 rue Feydeau 75002 Paris (métro Grands Boulevards, Bourse).

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Triple Axel  posté le mardi 05 février 2008 12:00

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Triple Axel
Certains y ont peut-être cru. David Axelrod en consultant politique pour Barack Obama, cela promettait une sacrée reconversion. Il n'y a pourtant aucun rapport entre le fabuleux metteur en sons californien et le malin metteur en scène de la campagne électorale du candidat démocrate. À part la moustache, disparue du visage du musicien septuagénaire à l'aube des 70's, et inamovible sur celui du loup médiatique. Le premier s'est bien occupé d'un certain Paul Simon lors de la course aux élections de 1984, mais il s'agissait d'un autre homonyme. En tout cas, les deux partagent aussi leur élégant nom avec David B. Axelrod, poète plusieurs fois primé, adepte de Tao Te Ching. Finalement, tous ces David-là visent les étoiles.
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