Etienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le lundi 14 avril 2008 18:06

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Etienne Greib regarde la Nouvelle Star

Part Sex*

Un scientifique de renom ne disait-il pas :
Un soldat ne peut tenir plus de 240 jours au combat, après il a toutes les chances de tomber dans la folie.
Et moi qui tente de rattraper mon retard en allant vous narrer l’émission du 26 février le 10 avril, je suis en surchauffe, c’est la première fois que je prends le bouclage de Magic comme excuse pour faire autre chose que mes chroniques, que je ferai demain, que dire sinon pardon Franck et que vous m’avez manqué ? Et que cette obscure référence à Gary Glitter ne vous induise pas dans de triviales circonvolutions pédophiles, la petite Italienne de dimanche soir au Motel avait 20 ans, je lui ai demandé ses papiers.

Donc si mes souvenirs sont exacts nous traitons ici de la dernière épreuve du Théâtre où la sélection finale avant Baltard, et que cette obscure référence à Pere Ubu et à la conférence de Wahnsee ne vous induise pas plus en erreur.
En préambule, j’ajouterai que Pinette et moi avons manifesté une très grande lassitude vis-à-vis du formatage, de plus en plus grossier et prévisible de l’émission. Certes, nous pouffons toujours comme des cachalots lors de visionnages d’une sobriété reposante, mais les formules de suspense «insoutenables» ont désormais fait leurs jours et nous nous en tiendrons dorénavant aux faits, rien que les faits. Surtout après ce qu’ils ont fait à Charlene, ces gros bâtards de fils de putes.

Ca commence avec Amandine, qui chante Beuteurfly de Superbus, à l’époque elle est encore un peu ma bête noire et que cette obscure référence à Bryan Ferry… Cesse ! et Amandine fait du Amandine d’avant. D’avant quoi ? Tout sera dit dans l’épisode saiveune. Bref, un public conquis, un jury comblé, elle pleure de joie.
Philou se doute de quelque chose :
-Amandine, ça fait deux jours qu’elle sur-cartonne, elle est méga-bonne, c’est gigantesque !
Sans dévoiler la suite des évènements, on peut néanmoins qualifier notre éminent confrère, non pas de génie visionnaire mais quasiment d’Oracle. Vous verrez que j’ai raison. Lui aussi.

Fred, un connard qu’on a jamais vu jusqu’ici nous fait du Calogero, une fois de plus, c’est gentiment médiocre. Nous remarquons alors avec Pinette que dans cette chanson nous avons le même défaut d’audition car quand il chante :
-    J’ai son e-mail
Nous entendons tous deux, et sans concertation préalable :
-    J’ai son hymen
Manœuvre, toujours lui, je songe un instant à rebaptiser ce blog ‘Etienne Greib regarde Philippe Manoeuvre à la Nouvelle Star’
clarifie la situation :
-    Alors ?! Qu’est ce qu’on fout Là ?!!!

Je vous épargne le récit de Yolaine-Les-Béquilles, qui sera admirablement résumé par la voix off :
- Mais pour Yolaine, en plus des paroles, ses doutes se portent aussi sur ses capacités physiques…
La pauvrette peine à s’installer sur un tabouret et s’excuse :
-    Désolé, désolé

Heureusement qu’elle gravit l’Himalaya sur TF1 en différé.
Bref, trop de pression, elle se plante, notre rutilante Batave, Maartjjee, aussi.

Charlene et sa Mémé, gnagna.

L’insupportable Ycare (il est fou, il est fou, il est fou), est un chouia too self-centered, se fait latter mais nous allons devoir le supporter un bout de temps.
Dédé :
-   Ycare s’est approché trop près du soleil
J’applaudis des deux mains cette obscure référence à Breughel et Iron Maiden, Manoukian est définitivement un Duke.
Et dans un registre où l’on ne l’attendait pas, Man renchérit :
-   Y ressemble au bossu de Notre Dame, c’est un peu un freak.

Je ne savais pas que tu étais pote avec Plamondon, je ne m’en offusque pas, et de loin. Il faut de tout pour faire un monde. (Arnold & Willy aussi, tu vois…)
Il y a aussi Tilia, petit Chat qui fait des concerts sur Second Life. Quand elle ira à la mitraille, elle dira la mignonnette goth light :
-    J’ai comme une montée de lave.
J’imagine Chloé Delaume un grand sourire aux lèvres, le bazooka dans une main, un je ne sais quoi d’impeccable dans l’autre.

Bref retour sur Cédric et Céline, je laisse la place à la voix off :
-    En bout de course, ils semblent perdre leurs moyens…

Anyway, Manœuvre sait reconnaître le bon grain de l’ivraie et ne va pas se laisser amadouer par cette publicité duale et vivante pour  les cosmétiques Yves Rocher, c’est Clarinette :
-    Non ! Non ! et Non !

Seul au monde, El Infante Della Musica Rock, anime les délibérations comme un vrai kid :
-    J’ai envie de casser des trucs, de casser une lampe.

Une lampe et un innocent mug feront les frais de la colère, bien légitime, devant tant de rien, du Philou.

Mais au moins les choses sont claires, à peine salauds, ils font monter sur scène ceux qui vont pas le faire.
Voix Off :
-    Pour Céline, c’est une aventure musicale qui s’arrète.
Musicale, on s’entend Gontrand. Ouf ! On ne l’aurait pas souffert une seconde de plus.

Cindy la choupinette d’Alsace est prise et je ne boude pas mon plaisir, prévisiblement Christophe de Beauvais, le Pete Best de Beauvais devrais-je dire, est tellement hype que son nom est désormais Kristov. Nastdrovyé. Lucille, Amandine, Yolaine, Charlene. Tout le monde il est beau, tout le monde il est content.

Ensuite, tout le monde y va à Baltard. Mais non, tout le monde, il va à Baltard pour savoir s’il est vraiment pris. Grotesque mise en scène où nous verrons des tas de blaireaux qu’on a à peine aperçu auparavant engagés, et la pauvre Charlene se faire virer comme une malpropre. Lio, qui n’aime rien moins qu’annoncer des mauvaises nouvelles, pleure. Et sa coupe ignoble n’arrange rien. Wanda nous vous gardons néanmoins toute notre estime, même un peu moche exprès. Ce qui ne vous va guère. But Baby, don’t fear the reaper… Je dis ça pour dire que ce que nous n’aimons pas se niche parfois dans ce que nous aimons le plus. Comme ce solo qui invente Muse sur cette inoubliable scie du Blue Öyster Cult. Tu m’as compris, bébé.

Il y a aussi Benjamin Sixou (and The Banshees), beau gosse surdoué dont Étienne, mon relais média chez les Shades, a vu un concert solo. Ben(jamin), il a du boule, même sans la Nouvelle Star, il s’en sortira. Il est déjà acteur et son popa il dirige un groupe de presse d’obédience musicale mais je n’en dévoilerai pas plus.

Jules a une bonne surprise, Man lui a concocté une couve de R&F «un rockeur à Baltard», c’est à peine paternaliste d’autant plus que notre homme a mis un ticheurte Motörhead, dont le petit Jules n’a probablement jamais du entendre la moindre foutue note. Mais Jules est Rock, comme tout le monde.

On se retrouve à Baltard, next week les kids, et comme le conclut judicieusement le Man :
-    Cette fois, comme disaient les Ro(u)mains, Alea Jacta Est, le sort en est jeté.

Tx Dude.

•    Non, toujours pas.




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Une play-list sans cohérence  posté le jeudi 03 avril 2008 11:04

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Une play-list sans cohérence

Boudiou,

on a l'impression qu'il ne se passe pas grand-chose. C'est pas faux. Alors, quelques trucs à écouter (prochainement ou déjà maintenant) d'hier et d'aujourd'hui. Pêle-mêle, une play-list de cinq morceaux :

FOALS - Tron

Le dernier titre d'Antidotes. Magnifiquement terrifiant. Enfin un nouveau groupe qui a quelque chose à dire.

LES FILS DE JOIEAdieu Paris

J'ai toujours le 45 tours autoproduit, sorti vers 1983 (ça me rajeunit pas).. Bonne nouvelle, cette chanson suicidaire se retrouve compiler sur le double Cd Les Jeunes Gens Mödernes, à paraître courant avril. Ça me rappelle un concert de 1985 (ça me rajeunit pas, bis) où ce groupe de Toulouse jouait avec Les Calamités à l'École Centrale. La soirée s'appelait la Nuit du Rock. You-hou.

 

THE CHARLATANS – Bad Days

À leurs débuts, je les haïssais. Mais plus le temps passe… Dix-huit ans après la mode baggy, tout le monde se contrefout des Charlatans qui sortent pourtant leur meilleur album, You Cross My Path. Mark my words!

 

BOBBIE GENTRYMornin' Glory

Rien à voir avec les tocards d'Oasis – le seul groupe de l'histoire qui a réussi l'exploit de sortir un album à chaque fois un peu plus mauvais que le précédent. Si vous savez pas quoi écouter le dimanche matin, bein, jetez une oreille là-dessus par tous les moyens. Également hautement recommandée, la version que la plantureuse Bobbie a enregistré avec Glen Campbell (l'homme qui fut bassiste sur scène des Beach Boys avant de roucouler divinement bien).

 

FELTAll The People I Like Are Those That Are Dead

Outre le fait que ce titre commence à malheureusement s'avérer d'une rare pertinence – dans mes goûts musicaux s'entend –, je l'ai réécouté hier soir, obligé que j'ai été de couper le son de ma télé pour ne plus supporter les commentaires de l'indicible Christian Jeanpierre lors d'Arsenal-Liverpool. Bein, c'est rudement fort quand même.

Christophe Basterra

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Étienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le mercredi 02 avril 2008 18:05

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Étienne Greib regarde la Nouvelle Star

Étienne Greib et un ami.

 

Part Faure and Faïve

Pour les 57 personnes qui se sont offusquées d’un soi-disant retard de livraison sachez que, tout n’est pas si facile. Entre un climat familial inquiétant, des vacances qui tombent à l’eau et un temps qui n’est pas sans charmes mais qui pousserait plutôt à ne rien branler (à part soi-même) sous la couette en écoutant l’idoine nouvel album des Radar Bros (« auditorium » Chemikal Underground/Pias) en boucle qu’autre chose. Tout n’est pas si facile, la vie est un peu plate, mais disons-le tout de go, ces petites pastilles de Johanniskraut que mère m’a suggéré pour lutter contre le vague à l’âme font leur petit effet. Pour les non comprenants, c’est du vulgaire Millepertuis, sans Gluten, ni Lactose. Comme on en bouffe par poignées entières au pays béni de Michael Karoli.

Oublions ces simagrées auto-apitoyantes et tachons de résumer, voulez-vous, les deux dernières émissions. Fin des décrochages régionaux et épreuves au Trianon, toute la vérité, rien que la vérité.

Au fait vous connaissez la dernière de Pouffitta 3 ? M’ayant invité chez elle pour mater l’émission, elle se décommande au dernier moment pour une cause noble et incertaine: aller se muscler fessiers et abdos dans un club de santé.
Alors qu’elle est loin d’en avoir besoin, la fourbasse.
Comme disent les britons : the word « morue » springs to mind….
Ça sent rien moins que le roussi de pâté de chevreau.
Et je n’ai pas de plan B.
Heureusement, elle a réussi à se faire pardonner tardivement en m’offrant une bouteille de Carola Verte, l’eau minérale des champions, introuvable à la capitale.
Heureusement aussi que j’ai une nouvelle amie d’envergure, La Pinette, qui m’invite in extremis en ses appartements. Ce qui fut proprement catastrophique pour ma concentration, puisque qu’une concupiscence inquiète laisse bien vite place à une franche camaraderie et que les notes que je prends en l’occasion, bien que striées de reflections pertinentes ne permettent pas un compte-rendu digne de ce nom. Une excellente soirée néanmoins qui me pousse à quitter mon travail dès 16h le samedi pour suivre la rediffusion.
Oui, je travaille parfois le ouiquende, la sûreté des institutions culturelles de ce pays est à ce prix.

Fin des présélections à Bruxelles, chez nos amis belgues avec les inévitables clichés sur ce plat pays qui est désormais le tien. Bon, j’avoue, La Pinette ou pas, j’ai loupé le début les deux fois et notamment ce Daniele, prototype du Rital portant haut la voix dont nous aurons malheureusement à reparler. Et que Lio kiffe grave, vu que comme Virginie Effira, elle vient de là aussi, ce plat pays qui est le tien. *

On attaque avec Laurence, sympathique ribaude à l’exaltation discrète et à l’accent certain. Laurence a sa boutique et vend de la lingerie à des femmes avec leurs seins, sa boutique est une bonbonnière au charme un peu suranné, mais on s’y sent bien. Seule concession à la modernité, un détail mais pas des moindres : elle vend aussi le fameux petit coin-coin pour se polluer** dans le bain. La Laurence c’est bien simple, c’est Betty Page remixée par Camille. Et sa prestation est à la hauteur, c’est la moindre des choses, elle chante « la complainte du progrès » de Boris Van, qu’on n’attendait pas à pareille fête. En plus elle y met les formes, s’approche du Jury et les regarde un à un, avec un air décidé (ce que d’aucuns, dont moi, appellent « les yeux du cul »), n’hésite pas à balancer les feuilles de notations par terre. À cette échelle, une vrai Punk. Mais sa prestation vocale ne semble pas impressionner le jury, mis à part Philou.
Sinclair lui demande :
- Ben dit donc, t’es gentil aujourd’hui ?
Ce à quoi il réplique :
- Je ne sais pas ce qui se passe, Aille ame in lauve wiv ioumaniti ! (traduction : I Am in Love with Humanity)
Laurence n’y survivra pas.

Devant une candidate à forte surcharge pondérale, Dédé aura ces mots confondants :
- Moi, je voulais faire Gynéco, mais y’avait trop d’années d’études.

On passe ensuite à Adeline, 17 ans qui chante des matines jusques aux vêpres. Prototype, bien en chair de la future Cindy Sander d’Outre Quiévrain, Adeline à un gros cadavre dans le placard, ce corps qui la tourmente et qui prenait trop de place. On ne voulait pas nécessairement le savoir mais puisqu’on nous le dit, sans voyeurisme morbide aucun, Amandine a passé près d’un an dans une clinique spécialisée pour faire la paix avec ses démons et se débarrasser des kilos superflus. Malheureusement, en plus d’avoir une de ces coupes Luxembourgeoises comme on en a pas vu depuis l’Eurovision 86, Adeline pour parler gentiment, est encore un peu massive, du bas surtout, et chante « L.O.V.E » de Nat King Cole. Un mammouth en club bouge mieux.
Man :
- Vous reprenez votre souffle comme quelqu’un qui se noie.
Gros salaud.

On ignore encore ce qui poussera ensuite Virginie Effira, on ne lui connaissait pas ce talent, à se lancer dans une série de métaphores fromagères d’un goût discutable. Notons toutefois que le cas d’Adeline repose la problématique d’un éventuel Pétainisme à peine larvé chez nos amis d’M6. Tous les candidats qui ont eu à affronter des problèmes personnels s’en sont tirés grâce à la sacro-sainte famille, on ne compte plus les jeunes gens coachés par leurs parents, comme si le fait d’avoir des amis à l’extérieur du cocon, d’aller à la rencontre de l’autre, de l’étranger, de l’inconnu était impossible. Mais bien au chaud avé Popa et Manman qui poussent au cul dans un élan parfois un peu à peine incestueux, je suis bien, je suis safe, j’ai la fight attitioude, je suis un artiste en devenir…

Et les artiste en devenir vont désormais avoir du grain à moudre avec les fameuses épreuves dites « du théâtre » puisqu’elle se déroulent au Trianon, non loin de La Cigale. Tout le monde est monté à la capitale et est visiblement allé au coiffeur, un navrant mieux disant capillaire en témoigne. On retrouve donc Katie, notre pesante Diva américaine qui sera, bien malgré nous, la mascotte de l’émission jusqu’à sa prédictable élimination. Katie, dont un médisant dira que :
- On la regarde, mais on pas vraiment envie de l’entendre.
Nous lâchera aussi un :
- Je sais que je suis unique mais je sais aussi que tout le monde sont uniques.
Qui permettra légitimement de douter de la pédagogie linguistique dans sa totalité.

Grand plaisir personnel pendant les réclames où l’on constate que le nouveau spot pour une marque de vêtements suédois (que nous portons tous, à des degrés divers) est illustré par cette merveille de chanson que (ma joie) demeure « les fleurs » de Minnie Ripperton.
Et tant mieux parce que des grandes chansons, les candidats à l’écrémage n’en verront pas le bout de la queue d’une.

Il y aura, puisque les compétiteurs se présentent en ligne, une grande thématique dans le génie commun autour de
La ligne
Et tout y passe :
- C’était une belle ligne !
- Je me la referais bien cette ligne.
- Les lignes s’enchaînent.
- Dommage, J’ai foutu une ligne en l’air.

Philou aussi a trouvé un gimmick, il lève ses Wayfarer de temps à autre et nous montre ses yeux. Pour le coup, conjonctivite ou pas, j’ai pas compté combien de fois. En revanche on ne compte plus les apparitions de Katie dont l’omniprésence doit à peine à ses pittoresques formes sculpturales. Heureusement que j’ai La Pinette à mes cotés pour donner le change.
Par ligne de 9, on retrouve notre Jules de rockète à claques, Yolaine et ses béquilles, et Amandine aussi qui,
comme
je
l’avais
nostradamusquement
prédit la dernière fois
nous la beugle
enfin sa glu infernale des 4 Non Blondes !

La boiteuse nous fait Camille.
Et Manœuvre, toujours
au
taquet :
- C’était une bonne ligne.

Je passe volontairement sur les pseudos délibérations faussement contradictoires qui sont mises en scène avec une médiocrité délirante.
Comme dira Mad d’un air entendu:
« Merci
à
tous
et
bravo
à
certains »

Nous allons souffrir le suspense de la mort du siècle avec Agnès, la maman de Pitou, qui a, comme on dit poliment « un assent chantant » et va se vautrer avec sa version lamentable de « j’ai vu » de Niagara. Christophe, le prof rockeur, qui a mis un joli pyjama en pilou avec des Repetto’s, est toujours à la pointe du Lo_Fi Underground avec sa version d’ « hallelujah » de Jean François Bouclé. Vous vous attendiez à quoi ? l’hymne officiel de la roupe des Happy Mondays ?

Les délibérations continuent et permettent un petit épisode xénophobe, qui sera loin, pour des raisons personnelles que je n’évoquerais pas en public, de me laisser insensible. Le litige concerne Daniele, le transalpin pénible, que Lio défend bec et ongles et qui insupporte Manœuvre au plus haut point. La patrie d’Asia Argento, de ma colocataire et du lait de Bufflonnes en boules va prendre cher :
- Y nous ont fait chier à La Coupe Du Monde , on est obligé de les reprendre, c’est grave, PUTAIN !
Sinclair tente de calmer le jeu en demandant à Lio si elle a de beaux souvenirs de Rome et là notre Mad, d’un laconisme implosif qui confine à l’éternité :
- Moi, on m’a piqué ma montre.

On retrouve un petit suspense de rivalité hypocrite de merde avec Céline et Cédric, qui vont à moitié se faire sur scène, se chamailler, se languedeputer dans le dos. Tout ça pour des pauvres sosies de Cathie et Étienne dans Hélène et les Garçons. Et Koxie si t’enlève le K et le X ca fait OIE. Blah de bloody blah, ces deux-là aussi, on va se les fader plus que de raison. La cannoise nous fait « it’s oh so quiet » avec un accent français inexcusable et ça va pas le faire.

Puis, tel les Poilus aux ordres du Général Nivelle, les lignes vont revenir et se faire partiellement laminer.
Man :
- Allez, faites rentrez les fauves.

Prévisiblement, Agnès tombera sous le feu ennemi et les chances d’un avenir possible pour un come-back probable du Grindcore en France à l’initiative de Pitou restent une possibilité. Pitou qui, pris d’un tic nerveux à l’annonce du résultat catastrophique de sa matrice la semaine prochaine, mettra aussitôt ses doigts non pas à la bouche mais dedans sa bouche. Mais comme pour Céline et son blaireau, il faudra attendre la semaine prochaine pour le savoir.
Sur ce, avec La Pinette nous continuons de rire de bon cœur en regardant l’écran plat 16/9ème qui nous fait face. L’émission Les Chirurgiens de L’Espoir, cruel spectacle en ces jours non moins cruels, où le débat sur l’euthanasie est relancé avec la douloureuse affaire Chantal Besire, la maman de Ja Jar Binks. Je quitte La Pinette, d’un chaste baiser, et rentre en mes lieux plein d’aise.

Frankreich, 3 Punkt.

Mercredi, Pouffita 2 a de petits problèmes et par solidarité, je choisis le sérieux de l’isolement. Ce salopard de Sinclair ayant doublé Mad avec un sublime ticheurte de Stones, celui-ci se console avec un pauvre ticheurte de Beatles. Mais Lio enfonce tout le monde avec une choucroute discrètement AmyWinhousesque. Qui a de l’impétigo, la pauvre.
Le suspens touche à sa fin pour Charlotte, la fille au béret rouge de Strasbourg que mon frère connaît qui continue l’aventure comme Céline et Cédric, au prix d’uns suspense insoutenable. Elle lui saute au paf à son fier marin, elle n’en peut plus, on le sent mal à l’aise, on la sent franchement ghoule. Quand vous lirez « suspense insoutenable », à partir de maintenant, c’est du quarante douzième degré.

Changement d’épreuves pour les colles en trio où quelques chansons proposées pour filles et garçons sont :
« Tombé du ciel » de Jacques Higelin, « tandem » de Vanessa Paradis, « j’attendrais » version Clode Françoué, dont on sait désormais avec sûreté qu’il est mort il y a trente ans, sans JAMAIS AU GRAND JAMAIS prendre la moindre ligne, bordel. Pas comme ce bon vieux Manu Chao chez Taddeï l’autre soir. Rarement l’agriculture colombienne n’aura connu porte-parole aussi discret.

Fatie se fait tèj’ par tout le monde. Bien qu’elle en prenne considérablement, elle a du mal à trouver sa place. Mais elle cherche à bouillave, en profite clairement pour passer une petite annonce :
- Si tu es français et comme moi, tu es fou…
D’heureux tromblonnages d’étudiantes ricaines reviennent à ma mémoire. Vous seriez surpris de la spontanéité de ces gens. Je me rappelle aussi un texto historique envoyé à la cantonade au lendemain d’un de ces inexcusables forfaits.
- Euh … Ça existe les pilules contre la honte ???

Le statut COTOREP de Yolaine lui vaut un traitement de faveur désastreux :
- Pour Yolaine, tout déplacement sur scène est un handicap.
BANDE DE SALAUDS.
Amandine, avec qui elle fait équipe, en rajoute une couche :
- Normalement, on doit pas voir qu’elle est handicapée.
Sinclair, proprement IGNOBLE :
- Elle est magnifique avec ses béquilles.

Avec la Sian qui pète du Jazz Vocal en veux-tu en voilà, elles feront néanmoins fière équipe. Ou bien Amandine a préféré s’éclipser au profit de Katie, mes souvenirs sont confus puisqu’il n’est pas franchement facile de suivre toute cette macédoine de candidats qui passe au grill. Thomas qui avait fait « 7 nation Army » des Stripes s’étale comme une merde, oublie les paroles, mais Dédé lui conserve toute son estime :
- C’est un concept Brechtien, t’es là et t’es pas là.

La catastrophe humanitaire continue.
Au moins un point positif, on ne voit jamais Virginie Effira.
Le prof de Beauvais s’est mis avec une équipe de bras cassés.
Man kiffe, en dépit du bon sens, la petite Margaux.
Et puisque Jules merde aussi, va passer aux aveux, le scélérat.
Pris en traître, moi j’aurais jamais laissé passer ça au montage, j’ai clairement entendu:
- Le problème avec les baby-rockeurs c’est qu’ils n’ont pas la bouteille.
Dé-mas-qué !

Puis, au prix d’un nouveau suspens délibératif insoutenable, les candidats sont répartis dans trois salles à l’hôtel et je crois qu’on est enfin débarrassé de Katie.
Virginie Effira revient, des candidats craquent, nous aussi.
Amandine, pauvrette en larmes se fait consoler par le brave Moïse, au sujet duquel les Shades m’ont fait quelques blagues douteuses. On voit qu’ils ont été à bonne école.
Amandine, effondrée :
- Y’a la fatigue qui me rend dans un état émotionnel.

Prière et recueillement.

À ce propos, 2 crétins ont massacré « c’est comme ça » des Rita Mitsouko, Fred Chichin a dû faire des triples saltos arrière dans sa tombe, le brave homme.

La semaine s’annonce rude, j’ai un horoscope d’enfer qui dit que toutes mes planètes vont se réaLIGNEr et que tout ira mieux désormais. En conséquence de quoi, je croise par hasard pas moins de 5 ex en 5 jours. Loin d’y voir un signe de la colère divine, j’aimerais néanmoins que cela cesse.
Et puis il va falloir continuer à vivre sans Katie, qu’en fait, je l’aimais bien…
Oh pétard, moi aussi je suis dans un état émotionnel…
Heureusement que j’ai Julie Merle et La Pinette.
Qui ne sont pas de vulgaires mères célibataires, que je sache.
À la semaine prochaine, les kids.

* Je tiens à informer gentiment les petits comiques qui ont osé (dans un forum pathétique dont je tairais le nom) dire que MA Lio, chantait comme une vache Espagnole alors qu’elle est Portugaise, qu’ils n’ont pas intérêt à me croiser dans la rue.

**J’aurais pu dire se branler la chatte. Mais en dépit des apparences, je suis poli.

*** Tu ne convoiteras point la femme d’autrui. Sauf si c’est elle qui paie la chambre.

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Etienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le lundi 10 mars 2008 19:00

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Etienne Greib regarde la Nouvelle Star

Part Tri

L'émission de ce soir est Mercredi au lieu de Jeudi, je veux bien, ça fait un jour de moins à attendre, mais du coup je loupe les deux premières heures de The War, le passionnant docu-fleuve sur la deuxième guerre mondiale. Et ça, comme dirait Putanella dans une de ses formules dont elle a le secret, il me fait chier

Suite des présélections à Nantes et Toulouse. Les Marx Brothers du PAF voyagent en TGV, PM lis les Inrocks dans le wagon-bar, chambre à nouveau Sinclair :
-Alors il était bon ton sandwiche en bois ?
Pendant ce temps-là, Dédé le Martin Luther King de la transversalité a fait un songe :
-    J'ai rêvé qu'on était accueilli par un orchestre de cornemuses.
Docteur Rock sort sa science :
-Vous savez qu'il y a des cornemuses dans un morceau d'Ac/Dc ?
It's a long way to the top if you wanna rock'n'roll…
Et miracle du différé, le jury s'installe et paf ! le Man a un ticheurte de qui ? de quoi ? D'Assdéss pardi !

On va donc commencer carrément « Rock » avec Jean, 31 ans, chauffeur de car, originaire de Tours, creuset de la contre-culture s'il en est, ville riche en génies, de Jean Daniel Beauvallet à Luz, de Jean Royer à Arnaud Viviant en passant par Rubin Steiner, je ne vous fais pas un dessin. Notre Jeannot est donc un peu le Johnny Vegas du cru, Johnny Vegas étant un ami de Cindy Sander qui tient un emploi du tertiaire comme un autre, amuser les gens en se prenant pour Jaunie. Pas Johnny Cash, non, Jaunie Hallyday. On a les Jaunie qu'on mérite. Donc, non seulement Jean chante Johnny avec un mimétisme confondant, mais il ne le fait même pas exprès : il parle aussi comme sa marionnette aux Guignols. Le jury n'est pas là pour saluer ce bel artisanat des provinces de France unies dans la médiocrité, non. Le Jury veut du sang neuf, du sang frais. Et notre Philou le fait gentiment comprendre à ce pauvre Jeannot avec une de ces formules dont il a, lui aussi, le secret:
-    Les gens appellent Jaunie le Patron et là vous occupez son usine, il va pas être content.
Après ce début en fanfare, le naturel reprend ses droits avec Marge, fort beau brin de beauté batave qui nous brame Pink, puis Piaf. On revient vers les fondamentaux de la chanteuse à voix. Il n'est pas dit que je tienne des semaines sans développer une pathologie contrariante à ce sujet. J'ai déjà beaucoup pris sur moi. Ce que confirme Alizée, de Nanterre (tiens, elle n'as pas eu de place à Paris elle ?) qui semble, malgré un petit problème d'anorexie, déjà un peu rodée, parcequ'elle a, voyez-vous « passé trois ans aux States pour apprendre la musique ». En effet, en une seule reprise de Keren Ann, c'est dans la poche.
Man, placide et fin museau :
-    Quel Choc !
Sinclair, à qui on ne la fait pas et qui tente en vain de dépasser l'image un peu veule du salaud de service qu'il se donne depuis maintenant trois semaines:
-    T'as attaqué Keren Ann comme un Lou Reed.

Yasmine est aide-soignante à l'hôpital de Gap, on se demande ce qu'elle fout à Nantes, et Yasmine, c'est assez original, ressemble à Jean Marie Tjibaou. Déjà recalée lors d'un casting de la Nlle Star, elle a suivi les conseils d'Herr Manoukian qui lui trouvait un beau Falsetto. Elle prends donc pas moins de deux heures de cours de chant non pas par semaine, mais par jour, en plus de son travail. Une belle obstination qui ne paiera pas lorsqu'elle s'attaque au célèbre « Fame » d'Irene Cara. Elle aurait mieux fait d'opter pour « what a feeling » qui est déjà, à la base, une bien meilleure chanson. En plus, à deux doigt de l'incontinence rectale pour cause de trac, elle ne fait pas honneur au morceau. La doudou va morfler. Il est pourtant tôt, mais déjà notre Man balance LA phrase de la soirée :
-    Elle a fait à Irene Cara ce que George W Bush à fait à l'Irak, elle l'a envahie et maintenant qu'est ce qu'on fait ???

Moment chialade garanti avec Magali, venue faire la promotion des sourds, qui nous fait un superbe « Casser la voix » de Bruel en langage des signes, tout le monde est en larmes sur le plateau. Mad lui fait même un poutou. C'est trop d'émotion, je vais pisser.

Nicolas a une grosse expérience sur les tournées des comédies musicales en province. Comme chanteur ? Il a plutôt un physique de roadie, et me rappelle le sympathique Gérard Pirès, la follasse du club de santé dans la série comique Les Filles D'a Coté. Le petit fortiche, hurle juste mais hurle tout de même. Et des merdes de comédie musicale comme de bien entendu.
Ils vont lui chier dans les bottes au Nico.
Dédé :
- J'ai jamais vu une telle voix avec un tel goût de chiottes.
Le Nico se défend :
-    Mais vous comprenez, je suis toujours à deux doigt de…
Kaiser Man--uvre :
-Vous êtes à deux doigts, non. Vous êtes à 4 kilomètres. C'est n'importe nawak, EN PLUS vous cherchez la pitié…
Trop vénère le Nico, on craint l'esclandre, les coups, la baston :
-    Vous êtes des tocards, vous me reverrez !
Et il fracasse une chaise dès sa sortie.
Et l'on s'étonne encore de la pénurie de batteurs de talents dans notre beau pays ?

Retour de la mère-célibataire, qui commençait à nous manquer, avec Charlene, dépressive, déscolarisée, vraisemblablement sous antidépresseurs. A moins que ce ne soit des lentilles colorées, elle a des yeux qu'on n'oublie pas. Bref son portrait est, une fois de plus destiné à faire sainement chialer dans les chaumières, gnagnagna, sauvée par la musique et sa grand maman, gnagnagna et, visiblement défoncée jusqu'au trognon, Charlene nous fait quoi d'autre que « rehab » d'Amy Winehouse puis une de ses compos, qui pue, en français. Carton Plein.

Alors qu'on quitte la ville des ducs de Bretagne pour la ville rose, on entendra le seul morceau digne de l'émission en fond sonore, « communication breakdown » de Led Zeppelin. Dieu soit loué.

Jeune con de 17 ans, Jules est, lui aussi, super « rock ». Fan de Man--uvre, plein de sève, Jules est un super rockeur. De mes boules. Il fait quoi ? Metallica ? les Stooges ? Non, « Roxanne » de Police puis « maniac » sur la b.o. de Flashdance, toujours. Personne ne veut donc se lâcher un peu sur « what a feeling » bordel ?! Connards de jeunes de merde…
On a envie de lui sortir la tirade de Ben dans Man Bites Dog :
-    Toi tu ne te permets rien du tout, tu vas d'abord aller soigner cette vilaine peau, après tu pourras te permettre…
Et pourtant il a un truc.
Man :
-T'es un branleur total.
Lio, bien dans son rôle de pédagogue maternante se permet une petite pique sur le fait qu'à 17 ans, ce genre de pratique onaniste sont, somme toutes bien naturelles. Je repense alors subitement et non sans émotion, à ce numéro de L'Echo Des Savanes, où figurait un jeu de l'Oie coquin pour séduire Lio et lui faire subir les deniers outrages. Et qui fut, pour l'adolescent que je fus, effectivement, la source de quelques plaisirs coupables…

Après la mère-célibataire, on segmente aussi sur la fratrie, un choix bon esprit où nous retrouvons, Bruno et David, deux frères donc, qui répètent ensemble mais concourent séparément. Bruno, l'aîné, un tantinet vieux jeu, se fait laminer par Dédé :
-T'es même plus Aznavour là, t'es le Schpountz de Pagnol.

David aura plus de chance, plutôt bien fait de sa personne, il n'a que 16 ans, mais va se planter sur son premier choix, « jeune et con » de Saez. Le Mad, qui sait ouvrir des portes ouvertes quand il est question d'ironie :
-    C'est dommage parce que jusque-là tu la chantais mieux que lui..
-    David ne se laisse pas démonter et enchaîne sur une abomination de compos perso avec sa pitite guitare en bois.
Mai Dédé est chaud, Man encore plus :
-    Je crois qu'on a affaire à un folkeux, waw !
Et c'est là que, bien que complètement à côté de la plaque, Lio, MA Lio, MA Wanda, ose LA référence qui déchire :
-    Il y a quelque chose de JONATHAN RICHMAN.
Une larme coule sur ma joue, le monde est sauvé, on a parlé de Jojo sur M6, je n'en crois ni mes yeux, ni mes oreilles. C'est, à peu de chose près, la meilleure émission de télé de tous les temps. Et Sainte Lio chérie, soyez bénie entre toutes les chatounes.

On reprend portant bien vite contact avec la dure réalité. Sébastien, tout en battle-dress, fan de trash métal, vaguement gothique. Sébastien fait tout pour sa moman, à 19 ans, il a l'air d'en avoir quarante. Il a plein de piercings, 26 au total. Il ferait mieux de s'acheter des disques vraiment violents le gros Patouf. Et lui aussi va pousser l'enfer du métal dans ses derniers retranchements. Gorgoroth ? Burzum ? Non, ce crétin nous fait Rhianna, c'est tellement nul que je sais même plus comment ça s'écrit Rhianna. Dédé se permet de le traiter de « transsexuel Tahitien ». Dédé, quoi.
Notre Man est déçu :
-    Malgré un look de batteur de Rammstein, le soufflé est retombé.
Voix d'Eddie Murphy : Je ne te le fais pas dire, mec.

Reality bites, encore avec Amandine, 28 ans qui a un joli nez, un beau-père attentionné, une gueule, une bouche et un peu la voix d'Amy Winehouse aussi. Maquillée comme un camion bulgare, Amandine fait très fort avec sa version d' « Andy » des Rita Mitsouko. Quelle bouche…
Et là, c'est le drame. Son deuxième choix se porte sur « Knocking On Heaven's Door ». On s'aperçoit alors que des Amandines, on en subit des milliers pendant la saison touristique à n'importe quel endroit du globe. C'est la fille qui fait LE morceau des 4 Non Blondes à la terrasse des cafés, de la Piazza Navone à Florac, vous avez forcément eu envie d'en emplafonner une un jour.
Quand je pense que l'autre enturbannée, la Linda chaipaquoi, a fini par écrire pour Courtney Love… Je suis extrêmement déçu par l'enthousiasme général, ça valait bien la peine de traiter Cindy Sander de ringarde, parcque dans le pathos ringard, elle se pose un peu l'Amandine. On applaudit, on congratule, on cite Janis Joplin mais nous ne sommes toujours pas au bout de nos peines.

À chaque pause réclames on a eu droit à un teaser sur un type qui nous fait la B.O. de Shrek. Hallelujah, un morceau tellement galvaudé qu'on ne sait plus si c'est John Cale ou ce bon Leonard Cohen qui l'a fait en premier. Je plaisante. En tout cas pour Julien, notre dernier candidat, c'est clair que c'est un original de Jeff Buckley, et zyva que je te fais de l'athlétisme vocal. Malgré toute l'affection que j'ai pu avoir pour lui, il faudra un jour que je fasse le procès de ce Jean Francois Bouclé et tout le mal qu'il a fait à la musique sans le savoir.

Une bonne soirée que je finis au Motel (avec les Shades, forcément), et, sur le chemin, je croise, vous devinerez jamais, une partie des Pouffita's dont l'une me livre ce scoop aquatique :
Kevin Moulback n'existe pas, en fait ce serait l'écrivain (dois-je vraiment écrire ça ?) Christophe Ono Dit Biot.
Qui n'est pas le fils de Yoko Ono, que je sache.
Next week, kids avec peut être en exclusivité mondiale, le retour de la vengeance des Pouffita's. J'y crois encore.

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Etienne Greib regarde la Nouvelle Star  posté le jeudi 06 mars 2008 11:18

Blog de magickrew : The perfect kiss is the kiss of death, Etienne Greib regarde la Nouvelle Star

Part Tou

 

Après cette première émission, haute en couleur et riche en citations déjà légendaires, je me souviens de m'être avachi devant un soporifique débat sur l'art et la pornographie qui ne pouvait être que le fait d'une célèbre chaîne franco-culturelle allemande. Au milieu d'Isabelle Giordano, toujours aussi cute, mais n'en menant pas large et d'un photographe nommé Dahmane qui prenait des mines, disons, préoccupantes, trônait là, bien solitaire, une sublime Coralie Trinh Thi qui ne demandait qu'à dire des choses intelligentes et excitantes. Mais vu qu'on était sur Arte, ce n'était pas possible. Coralie Trinh Thi collabore régulièrement à Rock & Folk, elle y a d'ailleurs récemment publié une fantastique interview de Nick Cave dont je vous recommande la lecture. Bref, Coralie, en plus d'une certaine ressemblance avec quelqu'un que j'aime beaucoup, a toute sa place dans le Jury de la Nouvelle Star. Et là je me suis posé la question :
Elle pourrait pas remplacer Sinclair, Coralie ? Ou Virginie Efira ? Ou les deux ? Ah oui, puisqu'on l'a appris entre temps par voie de presse, la belgue et le grooveur fou se feraient. Je dis bien, se feraient, au conditionnel, parce qu'au vu des photos on voit surtout qu'ils se font des poutous, et que si moi je devais me faire avec toutes les filles qui me font des poutous, j'aurais non seulement un agenda de ministre mais aussi une vie sexuelle. Alors que pas.

Retour sur la deuxième partie des présélections avec Paris et Lyon, le Pouffita's Club encore à l'ouest, je me regarde ça tout seul. On ne peut décidément pas faire confiance aux filles. Après une prestation ultime de Sébastien Tellier chez Denisot (Tellier ferait un excellent juré pour l'an prochain, je vous le garantis…), Yann Barthès revient dans son Petit Journal People sur le cas Cindy Sander, dont la notoriété depuis sa trop injuste éviction de la semaine dernière, est montée en flèche. Cindy Sander au Galaxie d'Amnéville, c'est pour bientôt.
On retrouve notre Manœuvre vêtu d'un très chic t-shirt Led Zeppelin, qui entre nous soit dit même si ce n'est pas confirmé honoreront probablement le Stade de France du marteau des dieux à l'automne.*

Première candidate, une métisse trop bonne du nom de “Shen”, qui nous sort un pataquès infâme, genre Jazz Vocal pénible, ça sent les cours de chant à domicile, le travail sur la respiration, le diaphragme et la gestion du soi et c'est juste NAZE.
Sinclair est comme frappé par la foudre :
-    Moi, j'ai vu Prince arriver…
Manœuvre acquiesce, ça sent ce que les spécialistes du ballon rond appellent “le ventre mou du championnat”, et si c'est une indication de ce qui nous attend, on va se faire chier velu. Alors qu'il aurait déjà pu, notre Man, se permettre un calembour facile en accolant simplement le mot COOL au prénom de la candidate, ce qui aurait fait Kool Shen, que je sens toutefois moyen dans le jury l'an prochain.
Manœuvre ose une pointe d'humour en galèjant Sinclair :
-Au niveau Groove, tu as des bottes en ciment.
LOL

Suit un faux Polnareff avec sa maman qui l'encourage et tout, la tendance au grand portnawak se confirme…
Anna, une black qui a déjà du métier, confirme elle aussi que la mère-célibataire sera cette année une tendance lourde. Tout le monde est conquis sauf notre Philou qui lâche un magnifique :
-Disons que ça n'a pas été tragique.
Mais ne se prive pas de regarder lourdement le bassin de la mousmée quand celle-ci quitte le plateau, son diplôme en poche.
Manœuvre appelle Lio par son vrai prénom, Wanda, ce qui donne à l'ensemble un petit coté collégial, que n'aurait pas renié Philippe Bouvard.
Arrive Scotch Britt', elle n'a que 18 ans, mais on lui sent déjà une longue carrière de coquine, portes cochères et tout. D'ailleurs c'est la rigolote de service, avec ses couettes et sa tenue d'écolière, elle va nous faire Britney Spears. En muet. On reste dans le n'importe quoi, le jury lui répond donc que c'est non. En muet. Ce qui vaudra à Kevin Moulbak, cette phrase d'anthologie :
-Lio est un hommage permanent au cinéma expressionniste Allemand.
Merci Kevin, tu as le mérite de mettre rapidement ton blog en ligne alors que je suis encore ce bon précepte de Kevin Shields :
“toujours remettre au mois prochain ce tu devais faire il y a quinze jours”. Ce qui m'a d'ailleurs valu récemment une saine confrontation avec ma banquière, croisement gorgonesque entre Cindy Sander et Marine Le Pen. On n'en sort pas.
Un contingent d'adeptes de la Tecktonik se fait rembarrer :
-    Ouais, t'es un peu le livreur de pizzas de la chanson.

Nous aurons aussi à subir Aude, une Tanita Tikaram plus vraie que nature et ma consternation s'installe alors que déboule Thomas de Nancy, qui a dû manquer la présélection de Strasbourg et qui peut remercier le TGV Est. Il nous lamine le jury avec sa version Bossa bâtarde du Seven Nation Army des White Stripes, lui c'est sûr, on va le revoir.
Lio n'en peut plus :
- Ils tuent les gamins, c'est improbable, j'ai jamais vu ça !

Elle va vite déchanter avec Michael, qui a un bon look de rocker H&M et qui va nous faire du… Pantera ? Du Von Bondies ? Du Libertines, peut-être ? Non, du Claude François. C'est volontairement bâclé et c'est sur un tonitruant :
- Vous chantez pas assez avec votre Anus
d'un Dédé Manoukian en grande forme, qu'il se fait virer comme un malpropre. Bien fait.

Agnès arrive et je pense à Neil Young.
“Welfare mothers makes better lovers”
…Pfff ! Encore une mère-célibataire qui est venue avec Benjamin son mignonnet fils de onze ans, dans le but avoué d'amadouer nos quatre z'amis. Il faut dire qu'elle n'est pas aidée, la pauvre Agnès, à 32 ans elle est téléopératrice, elle n'est pas vraiment belle et dans toute sa vie de peine, à part son petit Benjamin qui croit en elle dur comme la mort, il n'y a que la chanson pour tenir le coup. Comme avec Cindy Sander, la Nouvelle Star, l'air de rien, se fout ouvertement des petites gens, et se transforme, l'air de rien, en une succursale involontaire de Strip Tease. Quant à moi, c'est tout aussi dramatique, je n'ai PLUS UNE GOUTTE de Whisky.
Et c'est loin d'être gagné pour Agnès, le suspense atteint son paroxysme lors de la pause publicitaire. Et là je me dis que si elle perd, son petit, animé d'un esprit de vengeance bien légitime fera un groupe de deathcore ultime dès qu'il aura des poils, ce qui ne devrait pas tarder. Mais non, zobi, Agnès est finalement sélectionnée ! Ouais ! Pitou est tout content, hein qu'il est content le Pitou à sa maman et du coup il va nous chanter, aussi, Pitou. Et qu'est ce qu'il chante Pitou ? Du James Blunt ! Une claque et au lit sans manger.

C'est pas pour dire mais on commence VRAIMENT à se faire chier.

Heureusement qu'arrive Christophe, 31 ans, prof d'Anglais à Beauvais. Encore un futur père de famille. Il asseoit sa crédibilité Rock en citant Roy Orbison (mazette !) et John Lennon (mouais…). Christophe aurait eu un passé douteux et… sulfureux. Les affres de la toxicomanie passive en province, vous disais-je. D'ailleurs Beauvais et Bogota ne commencent-elles pas par la même lettre ? Et lui n'a pas eu le culte du Shenker pour y croire et s'en sortir. Non, il a trouvé l'amour avec une jolie coiffeuse, le veinard. Donc, bien détendu du gland, notre Chris barbu à lunettes et frange réglementaire arrive sur le plateau. Hilare, Philou tente de le déstabiliser d'entrée de jeu :
- Bonjour Sean Lennon !
Mais ne s'en laisse pas conter et attaque direct sur une reprise de Brel, Port Of Amsterdam, façon Bowie. On sent qu'il a au moins deux cent Cd chez lui, voire même un petit peu plus et Lio mouille déjà. Mais attends que vois-je ? Je ne rêve pas PUTAIN DE MOINE: le salopard a un ticheurte Daniel Johnston !!!!! Le génie fou dont je fus l'un des premiers thuriféraires en ces contrées. Car oui, jeunes lecteurs et lectrices, j'insiste : il y a plus de génie et d'humanité dans un simple refrain de Danny que dans toute l'intégrale de Radiohead. Et comme me le faisait remarquer mon ami dont je ne puis dévoiler l'identité puisqu'il travaille dans un mag' TV très connu et qui a eu au cours de la semaine, l'immense privilège d'interviewer the Man en personne:
- T'imagines si Daniel Johnston se pointait à la Nouvelle Star ?
Là aussi je pose la question.
Christophe sait-il qui est Daniel Johnston ou as t'il mis ce ticheurte pour faire comme Kurt Cobain ou parce qu'il trouvait les dessins jolis?
Il conclut d'emballer tout le monde avec Be My Baby des Ronettes…
Dédé, complètement hors propos :
- Je suis pour le rivayeuveul (revival) du Folk.
Et notre Man, complice :
- Et Moi je vais te dire un truc, j'aime bien ton t-shirt, je te mets oui aussi.
Et là je repose une question. Mon cher Philippe, si vous lisez ce blog, répondez-moi, seriez-vous le fan de Daniel Johnston le plus discret au monde ? Dans ce cas seulement je comprendrais mieux pourquoi vous n'en avez que rarement parlé dans votre glorieux illustré. Et n'hésiterais pas un instant à vous traiter publiquement de canaille.

Entre temps on est passé à Lyon où Nelly, jolie coiffeuse d'origine asiatique a du mal à convaincre le Man:
- Les chanteuses doivent rester chanteuses, les coiffeuses doivent rester coiffeuses.
Ni Sinclair :
- C'est pas des cours qu'il faut là, c'est de la rééducation.
Vous noterez la fine allusion au régime de Pol Pot, toujours le mot pour rire le Sinclair.
Lio, définitive :
- Tu n'es pas une chanteuse.

La jeune Margaux a beau travailler avec des gamins et être coaché par son père, artiste peintre au talent discutable, elle est très loin d'être jolie. En plus dans sa salle de répète il y a un poster de Mel Gibson dans Braveheart. Et malgré ça elle se dit d'une sensibilité “rock”. on atteint les limites du supportable quand elle s'attaque à un morceau super rock, des Buzzcocks ? Non, de Witheuney Hioustonne. Putain !
Lio, tout sourire mais vaguement condescendante :
- Vous êtes encore très Hello Kitty hein ?
Dédé frise une fois de plus le génie :
- Encore une chanteuse de cure thermale.
Par on ne sait quel miracle, Margaux repart avec son diplôme, mais comme le Caruso haut-Rhinois de la semaine dernière et comme cette pauvre Agnès, elle va en chier à Baltard.

Grand moment avec Cédric, beau gosse qui a effectivement l'air de descendre de son yacht et qui est venu avec la Céline de la semaine dernière, encore une mère-célibataire. Je ne sais plus ce qu'il chante mais c'est un véritable plébiscite. Philou ose la tempérance :
-    Sinon quoi d'autre pour Lancelot Du Lac là ?
LA phrase de la soirée, merci Man.

Toujours dans le (très) pénible on continue avec Katie, joufflue américaine, assistante d'anglais, un véritable OH MY GOSH ! de cliché ambulant. Katie est vraiment grosse, pas pouffette, pas bien en chair, non. Juste GROSSE. Elle génocide Call Me de Blondie. Le Mad nous pète un boulon, hurle :
- Ça ne va pas DU TOUT !
C'est vrai qu'on est très très loin de mon excellente amie Beth Ditto.
Je loupe la suite des délibérations parce que OH MY GOSH ! Julie Merle m'appelle pour aller boire des coups et quand je reviens ils l'ont quand même prise. Ce n'est décidément pas une grande soirée de télévision.

Ils ont gardé le meilleur pour la fin avec Anaïs qui a un petit air de Kimya Dawson, autre de mes amies qui coule aujourd'hui des jours heureux grâce aux substantielles royautés que lui ont rapporté la B.O. du Film Juno, que je n'ai toujours pas vu.
Dédé :
- Alors elle je suis sûr qu'elle n'est pas coiffeuse.

Anaïs part très mal en chantant Gregory Lemarchal. Je ne résiste pas au plaisir de vous en lâcher une petite en cette occasion.
Monsieur et Madame Lemarchal est mort mais on s'en fout
Ont un fils.
Gregory.
Merci bien.

Anaïs y croit encore, beugle With Or Without You de U2 et terrasse notre Wanda des familles :
- J'en ai marre ! j'arrête de chanter !
Anaïs va à Baltard et moi je vais boire un verre avec Julie Merle.
Vive la France. Et ta mère en Panty.
Dès le lendemain, après un concert un poil décevant des naziZ Top (QOTSA), Étienne, des Shades nous fera, devant Le Motel, une imitation en tout point parfaite de Philippe Manœuvre, mais c'est une autre histoire. Dans Le Parisien du dimanche, beau portrait du Man toujours, avec cette formidable phrase en exergue :
- Je suis habillé pareil depuis 30 ans.
Une pensée pour André Lamy…
À la semaine prochaine, en espérant mieux que cette soirée un peu fade, les kids…

*Avec Cindy Sander en première partie ?

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